La Peste noire, les Guerres de religion, les Mythes anciens et les drames historiques sont la matière privilégiée de cette Création entre fantasmagorique et horreur .
Le Drame originel tel qu’il l’a été et le sera toujours, enfoui au plus profond de notre inconscient, dans notre intime affolé par la peur du Néant et de la disparition programmée. Cauchemardesque et haineux, mais formateur de sens, aussi.
Le monde parallèle du peintre est inquiétant et fascinant, il mêle toutes les architectures de la Vie et de la Mort. L’Homme faiseur de beautés gigantesques et belles, l’Homme assassin de son avenir.
Nous voilà spectateurs des Forces, embarqués sans ménagement. Nous sommes entraînés par le ballet macabre, par cette transe ininterrompue venue de la nuit des tendancieux. La musique intérieure est forte, elle va bien avec le colossal de la situation. L’agonie figée.
Le Triomphe des métamorphoses

Triomphe d’un clair-obscur aux halos dorés et pluriels, les scènes de batailles, de destructions et de viols sont là pour figer à jamais l’horreur des siècles, la folie des idéologies qui tuent, ruinent et saccagent les mondes de magnificences baroques.
La vie est un théâtre et le théâtre est une vie sanguinolente, injuste et cruelle. Monsù Desiderio est un peintre, un sociologue, un surdoué et surtout un metteur en scène de ce combat contre la Mort, qui ne sera jamais en finitude.
L’Esthétique du Malheur nous offre parfois des havres d’émotions rares et précieuses. On navigue sans cesse dans ce paradoxe, entre admiration et dégoût profond pour la Métamorphose. De la Nature humaine, bien sûr.
De ces spectacles épiés dans leurs moindres gestes et attitudes naissent des formes légendaires emprunts de mythologies, d’Histoire, de rêves et de Psychanalyse avant l’heure.
Nous voilà désormais contempteurs, les derniers témoins de la désintégration finale. Le rideau se referme.
On ne sort pas indemne de cet univers de la Catharsis sempiternelle. La Peinture est l’Art de suprême onction.
Une exposition fantastique.
