C’est du connu, du reconnu label France bleu. Et c’est un peu pour ça et pour quelques trucs en plus que je me suis attaqué à la bête. Bien m’en a pris. Déjà je savais pas que la gamine baignait dans l’ambiance jazz, une surprise agréable. Pour démarrer une chronique, c’est toujours bon à prendre. Secundo, je pouvais pas connaître ses titres « pas phares » qui sont bien mieux que ceux abattus sur les ondes.
Car c’est presque à une morte que j’écris. C’est la minute avant la fin. Si tu décortiques sa discographie tu remarques qu’elle en est déjà à son deuxième best-of, plus un autre maquillé en live, tout ça entre des albums sans succès. Mais fichtre. Je vais pas m’arrêter là. Ses bons moments sont ceux qui étaient post ravalement de « façade avant », là où elle avait un tarin crochu, depuis qu’elle s’est refait la truffe, y a peine une reprise de Balavoine qui l’a faite respirer.
Dommage, qu’on ne parle que de ça ou de ses imitations de Muriel Robin, car de « Rêve orange » à « Vivre » un inédit glissé là par mégarde, il y a du bon et du vachement chouette. Piano, cigarette et voix de velours vont même jusqu’à m’arracher du plaisir. Dans l’ambiance club elle fait très fort, feutré et sage : femme fatale. Elle trouverait un parolier meilleur que Presgurvic j’irais lui proposer mes services comme hagiographe… heu, non, on va pas exagérer : comme biographe déjà.
Va savoir… c’est peut être ça l’amour.
