Quelle froideur ! Le personnage que nous avons vu ce soir n’était, aucunement touchant. Son entreprise de séduction devant plus de 13 millions de téléspectateurs n’aura pas servi à ça en tout cas. Personne n’a été convaincu de l’humanité de cet homme. Personne n’a été dupe de la manœuvre.
Le texte était trop écrit trop répété avec la journaliste Claire Chazal. Tout cela manquait de spontanéité.
Tout sonnait faux, comme dans une mauvaise pièce de Théâtre, trop écrite, trop répétée et trop mal écrite pour émouvoir et toucher le public.
Non, on ne peut pas croire ce que dit ce héros vieilli, mal blanchi par la Justice américaine, les dents abîmées par les excès et le discours lourd et opportuniste.
DSK n’est pas venu pour faire ses excuses aux français, il est venu pour garder sa femme, tenter de montrer que son CV pourrait être utile à la Gauche en ces temps de Crise et pour faire passer un message clair : on peut avoir commis des petites fautes morales et être un redoutable économiste politique qui a les épaules pour trouver les solutions pour aider les grecs et l’Euro.
Cet être sorti de prison n’a en rien expliqué sa "faute", il s’est contenté de dire qu’elle était inappropriée ce qui est un euphémisme et un odieux terme emprunté au jargon judiciaire américain.
DSK a raté ses explications publiques, le masque est bien vite tombé. DSK est venu faire son autopromotion pour se remettre dans une course effrénée à son besoin de pouvoir. Mais les ficelles de ce mauvais théâtre étaient trop grosses cette fois... RIDEAU.
Une intervention parfaitement résumée par un statut Facebook humoristique de Frédéric Vignale : "DSK, 62 ans, comédien amateur. Cherche Rôle. A déjà fait 14 millions de vues sur TF1 dans un duo avec une amie de sa femme."
