Edi "se noie devant le miroir, ses jours sont des nuits blanches, il hait ce que l’homme est devenu, le soleil meurt, étoile filante, passé lumineux...", autant de formules toutes faites et mal écrites, mal pensées, mal mises en musique.
Delabel a sans doute voulu toucher un public jeune bien précis et peu exigeant avec cet Edi, certes pas bien méchant, mais totalement dénué d’originalité, de talent et de grace poétique même si on voudrait nous le faire croire.
Edi "invente le monde" de "visages noirs et blancs dans un avenir qui n’a pas de parole(s)". "Y’a plus de saisons" nous dit-il. "Il voudrait être un écrivain abîmé par la ville". Il voudrait faire de la poésie urbaine mais avec facilité et sans jamais avoir rien lu, ni vécu, ni ressenti. Tout sonne faux et immature. L’assertion en forme de question : "Serais-je à la hauteur puisque le soleil meurt ?" nous laisse pantois.
Du vide, rien, pas de voix, ni de flow, de la soupe pour pré-ados sans goût, sans culture, sans référents profonds.....
Voici là nouvelle révélation du moment.... vite, vite on passe à autre chose !
