Houellebecq, héros d’une époque sans espoir

Houellebecq, héros d'une époque sans espoir

Pour plagier Pierre Desproges : Houellebecq n’écrit pas que des conneries, il en dit. C’est avec une délectation sans nom que j’ai entendu le foutriquet s’exprimer sur les ondes de France Inter après la réception de son prix Goncourt. Tout participe à rendre écœurant ce personnage, véritable héros d’une époque régressive sans espoir.

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Incarnation héroïque d’une intelligentsia au service d’une pensée diarrhéique, aux concepts approximatifs et à la sensibilité désuète, Houellebecq s’exprime avec la même médiocrité que son écriture. « Plateforme » restera sans doute le point d’orgue de l’indigence littéraire en même temps que l’annonce d’un temps que nous avons découvert avec consternation : l’ère de la postmodernité dont le héraut restera Sarkozy. Il aime, ainsi que les médias qui lui servent de thuriféraires, se présenter comme « écrivain maudit ».

Quelle affabulation, quelle prétention peut nourrir l’ego boursoufflé de cet écrivain ectoplasmique ? Quelle comparaison possible avec un Jean Genet, un Céline, un Sade voire un Drieu La Rochelle ou un Karl Kraus ? Ses productions écrites, plutôt que littéraires, sont truffées d’emphases redondantes et de dissonances stylistiques. Houellebecq use d’un abus forcené d’antépositions et s’octroie une tolérance coupable de verbes faibles. Son utilisation outrancière de verbes imprécis entraine des facilités conjonctives ; illustration de la carence intellectuelle du prosateur. La ritournelle des groupes ternaires, ajoutée à la cacophonie de qui/que/quand provoquent un état nauséeux à la limite du recours à l’utilisation du cortège pharmaceutique.

Epargnons au lecteur averti le déchiffrage de son style monotone nous parvenant dans les bruits du monde comme un souffle glacé à travers la porte entrouverte du néant qu’il n’aurait jamais du quitter. Outre ce dénuement stylistique, l’inspiration de Houellebecq fleure bon le transit intestinal. …Houellebecq brode à l’infini sur la misère affective des pauvres types, sur la solitude des loosers. Au lieu de donner des couleurs à la puissance du désir masculin, comme l’aurait fait un Christian Laborde, l’auteur de "Plateforme" ne cesse de décrire des accouplements fatigués, des scènes de masturbation dépitée, des amours plates et misérables… Houellebecq est un iconoclaste de salon qui n’a de talent que l’odeur de la merde dans laquelle il trempe son pieu pour écrire ses histoires nombrilistes de pauvre type sans moral ni morale. Panégyriste du tourisme et des relations sexuels avec des enfants, ce fantôme du talent a cru que l’étalage de la turpitude forgée sur son âme crasseuse lui apporterait la légitimité. Bien lui en a pris. La légion des crétins bêlants a crié au génie. Les journalistes en quête de sensationnel ont encensé ce qu’ils ont vu être une bonne aubaine littéraire. L’ambiance dominante veut qu’on soit pour ou contre Houellebecq.

C’est un faux choix, Houellebecq est inexistant. Peut-on raisonnablement être pour ou contre le vide ? Le couronnement du cuistre lui est donc venu d’une institution respectable et respectée par le gotha mondain : « le Goncourt ». Il aura fallu « 1 minute et 29 secondes » pour le départager de ses concurrents à l’assaut du prix dont les ventes prolifiques décerneront au vainqueur le titre envié d’écrivain à succès. Houellebecq est donc devenu celui-ci, adulé des imbéciles dont le QI est comparable à celui d’un protozoaire.

Ecrivain titré d’un système de prêt à penser, Houellebecq sera la mauvaise conscience à bon prix du bobo qui s’encanaillera à dire « vous avez lu le dernier Houellebecq ? Ravageur n’est-ce pas ? ». Houellebecq n’aura que traîner dans la merde des âmes boueuses en mal de transgression ; dont la sienne. Désabusé, mais calculateur, il a séduit, et c’est bien sur ce pouvoir de séduction qu’il serait souhaitable de s’interroger. Quel aura été l’influence hégémonique des maisons d’éditions dans l’attribution de ce hochet lucratif ? Contre l’avis général, il faudrait mettre fin à la production du pédant, c’est l’autre face de la tolérance. Un jour il faudra se battre pour l’interdiction du droit à la production de galimatias littéraire, comme jadis pour l’abolition de toute censure.

L’ombre a précédé la production de Houellebecq, et elle le suivra. Houellebecq a été mort avant d’être vivant, et heureusement il retombera dans l’oubli. Chaque citoyen devrait pouvoir se réclamer d’un droit naturel à l’intelligence et donc, dans le pire des cas, revendiquer une allocation de soutien à la bêtise. En ce qui concerne le secours à Houellebecq, les preuves ne devraient pas être difficiles à réunir et participer à l’enrichissement de chacun. Nous savons tous que ce qui est exceptionnel mérite à peine de vivre, ce qui est banal ne mérite pas de mourir, M. Houellebecq est si banal qu’il ne mérite même pas de s’appeler Michel.

Télécharger Houellebecq sur le Net ? Oui, juste pour le plaisir de l’effacer immédiatement de son disque dur. A propos, je n’aime pas Houellebecq

le 15/11/2010
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10 Messages

  • 15 novembre 2010 14:11

    Quel verbiage et quelle suffisance !
    C’est amusant de voir que c’est à peu près ce qu’on disait de Zola à son époque.
    Houellebecq, le Zola de notre temps ? Et pouquoi pas...
    • Houellebecq, héros d’une époque sans espoir 21 novembre 2010 20:25, par gowitt

      C’est un peu faible non ? "verbiage" ? Il ne suffit pas de coller 2 lignes sémantiquement faibles pour contredire. Je confirme, c’est faible dans la forme et dans la comparaison de Houellebecq avec Zola.
      Merci de vous obliger à plus d’exigence et de rigueur.
  • 15 novembre 2010 16:23, par yves

    L’avantage des critiques de ce genre, comme toutes les critiques par ailleurs, et ceux qui les écrivent aussi, auront depuis longtemps disparus quand ont parlera et lira encore le sujet dont ils traitaient. Votre haine de l’auteur ne donne qu’envie de le lire, et il serait tant que vous consultiez, car votre cas s’apparente vraisemblablement à de la psychiatrie lourde. Je vous plains et ne vous salue pas.
    • Houellebecq, héros d’une époque sans espoir 15 novembre 2010 23:20, par bibine

      Je suis loin d’avoir la plume de Gowitt et j’ai pris un vrai plaisir à la lecture de sa critique, plaisir qui ne m’a même pas effleuré, le nez plongé dans "Plateform", il y a quelques années de cela.
      Pas étonnant que les musulmans que Houellebecq honnit stupidement, font péter des bombes et trucident les touristes... Ils ont dû le croiser lors de ses pérégrinations libidineuses et le souvenir qu’ils en ont gardé est plutôt dévastateur... comme cette critique lucide.
    • Houellebecq, héros d’une époque sans espoir 23 novembre 2010 00:12, par gowitt

      Est ce que vos parents vous ont livré à la vie avec un mode d’emploi ? Votre texte est d’une pauvreté abyssale. Dites : vous n’avez pas de style, l’analyse lexicale de votre texte révèle des approximations fautives, la sémantique est faible. Au lieu de cela vous vous vautrez dans la facilité de votre faiblesse intellectuelle. J’ai surement du vous marcher dessus du pied gauche, je ne me souviens pas que cela m’ait porté bonheur.
      • Houellebecq, héros d’une époque sans espoir 24 novembre 2010 12:11, par yves

        Votre réponse prouve que et paf en plein dans le mille. Apprenez dabord a lire, avant de tenter d’écrire ! (Au fait, sémantique est un mot nouveau pour vous ? Pour que vous l’utilisiez a chaque réponse ?). Et si vous n’avez pas eu de chance en me marchant dessus du pied gauche, c’est que je ne suis pas fait de la matière dans laquelle vous trempez votre plume.
        • Houellebecq, héros d’une époque sans espoir 25 novembre 2010 14:41, par gowitt

          Vous en avez cependant la forme et l’odeur. La lecture de vos postes d’uen tristesse et d’une nullité abyssable me font penser à un transit. Vous m’êtes antipathique et cela suffit à mon bonheur de savoir que vous n’aimez pas ce billet.
  • 26 novembre 2010 21:57, par Jacques-Eugène Stauffer

    Bonjour à Vous.
    Décidément j’ aime fort que l’ on assigne à leur juste place les faux créateurs de notre époque désopilante tant elle met en valeur de parfaits crétins incultes, des incapables et parjures, paradeurs de salon et jargonneurs incompétents du rien.
    Décidément les Houellebecq, Notomb et autres B.-H. Lévy sont de ces inutiles dangereux dont le temps balaiera évidemment les complaisantes et ridicules tentatives de saillies.
    Simplement ici mon soutien à Gowitt d’ oser dire -écrire- des évidences.
    Pour ma part, les malades mentaux de type houellebecquien, pas un quart de nanoseconde je ne serais tenté de les éditer... c’ est dire.
    Bien jolie et sereine journée -soirée- à toutes et tous.
    Jacques-Eugène Stauffer
  • 14 octobre 2011 14:26

    Je suisau boulot et je m’emmerde,alors............j’ai pensé à gowitt !Pour me réveiller rien de tel qu’une charge violente d’adrénaline.
  • 14 octobre 2011 14:34, par albert

    Je suis au boulot et je m’emmerde,alors..................j’ai pensé à gowitt.Rien de tel pour me réveiller qu’une bonne charge d’adrénaline !