Les "états généraux" de l’Outre mer la tête dans le mur
On aimerait que celui ou celle qui a eu cette belle idée d’états généraux de l’Outre mer se fasse connaître et qu’il ou elle en assume aujourd’hui la paternité avec courage. Faut-il rappeler que les états généraux de 1789 rassemblaient des élus représentatifs et pas des béni oui oui engraissés dans les cocktails de la « Françantille » ?
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Quand on appelle à des états généraux, il faut que lesdits états soient généraux. Pas particuliers.
Quitte à ce qu’il y ait des états généraux de l’Outre mer, ils auraient dû être tenus il y a deux ans et résulter d’une concertation préalable sur l’opportunité d’une telle opération, sur les thèmes abordés, sur les modalités de la consultation.
Il n’en a rien été. Faute d’un consensus, ils sont voués dès le départ à l’échec. La crise qui a commencé officiellement en Guadeloupe au mois de janvier, mais qui couvait depuis plusieurs années, sans que cela préoccupe le gouvernement outre mesure, avait amené le ministre de l’outre mer, Yves Jégo, à se rendre immédiatement sur place et à entamer des négociations franches avec toutes les parties, ce qui était la bonne méthode.
Le fait de le rappeler brusquement à Paris a déclenché une crise sans précédent dont on est très loin d’être sorti. Si on rappelait le ministre, il fallait que le Premier ministre se rende immédiatement sur place ou, mieux encore, le président de la République lui-même.
Il n’en a rien été. La crise a été gérée à la petite semaine et le gouvernement a fini tout simplement par céder...
