Julie Navarro, femme des Arts, des Lettres et de convictions partage aoujourd’hui sa vie entre un poste d’élu dans la Culture à la Mairie du 19 ème et ses créations artistiques dans la peinture et la photographie (voir sa série "la Vieille" qui fût exposée rue de la Crimée en 2007).
Une vingtaine de toiles étaient présentes à la galerie SOAZ, des formats moyens formidablement accrochés avec le souci du détail et un grand sens de l’environnement sur des fonds noirs fissurés ou des sur-cadrages blancs.
Ses peintures sont des invitations à des voyages immobiles. Les cadrages sont habiles, originaux, ambitieux, les lignes et les couleurs offrent de nombreux chemins au regard. La peinture abstraite de Julie Navarro n’a rien d’un fouillis non maîtrisé, elle forme des paysages ouverts jamais tristes mais toujours nostalgiques qui imposent un sens qui n’a rien d’ordinaire ou de déjà vu.
Peinture tournée vers les autres, les tableaux deviennent ainsi des miroirs où l’on peut aisément mettre notre propre histoire en étant accompagné dans notre voyage de l’oeil par un guide exigent à la culture haut de gamme.
Quête d’absolu, peinture universelle, mélange ethnique, croisement de genres, de races, de géométrie, de vécus, la jeune oeuvre de Julie Navarro a de fortes chance de faire un jour le tour du monde et d’être ambassadeur de la paix, du bien, du beau, du sensible.
Un clin d’œil distancé mais affirmé qui est déjà une oeuvre qui marque la mémoire collective de tous ceux qui étaient présents ce soir-là à la galerie SOAZ...
A voir, à sentir, à partager, à aimer. Un équilibre fragile et tendre, une série de fenêtres ouvertes sur un monde meilleur.
Julie Navarro, la grâce fatiguée du lit matrimonial, Exposition du 16 au 25 mai 2008, Atelier/Galerie SOAZ
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