Six mois ont passé depuis ce soir de mai où 17 millions de personnes se sont aperçues qu’il existait de vaines batailles.
Sept en fait, si l’on considère que les lecteurs du journal Le MAGue ont eu le privilège de s’y résoudre avant, et plus encore pour certains qui, tel Julien Dray, auraient senti le vent tourner dès le 14 janvier 2007… Il a fallu 7 mois à Ségolène Royal pour nous dresser le constat amiable que tout le monde a fait depuis longtemps. Merci à elle, on aurait quand même préféré un peu plus de diligence, à l’aune de la justice en Chine.
Sans doute était-elle résolue d’avoir le dernier mot, en dépit du bon sens. Mais si je devais faire un seul commentaire au sujet de sa défaite, je dirais qu’elle a perdu parce qu’elle a été prise de vitesse par son challenger. À chaque fois, elle a été trop lente à réagir alors que Nicolas Sarkozy qui lançait débat sur débat sans lui laisser le temps d’en placer une.
Elle s’est égarée dans une tournée internationale inutile, elle a tardé à clore ses débats participatifs, elle a lambiné pour bâcler les conclusions des dits-débats, elle a traîné pour formuler ses propositions. Lui, il continue à caracoler en tête, et ça lui réussit.