Tous les chefs d’État partie prenante dans le conflit du Proche-Orient sont finalement présents à l’appel du président Bush à la conférence d’Annapolis qui débute aujourd’hui.
Les derniers détails du protocole ont été réglés en toute hâte, dans la mesure où ce sommet ne se tient pas à l’occasion d’avancées dans le processus de paix malgré l’intérêt que toutes les parties sont sur le point de trouver pour y parvenir. Ehud Olmert est aux prises avec l’opinion publique israélienne à cause de retentissants scandales de corruption, mais il est désormais en mesure de négocier avec le chef d’une Autorité palestinienne qui ne s’étend plus qu’à la Cisjordanie morcelée. Mahmoud Abbas a l’occasion d’arracher un peu plus que le statu quo aux Israéliens tant qu’il parvient à contenir la pression exercée par le Hamas, qui a fort à faire pour stabiliser la bande de Gaza.
George W. Bush enfin, apprécierait de recueillir un quelconque bénéfice dans ce dossier pour effacer un peu du passif accumulé en Irak…