Dès mercredi soir dans les transports publics, les conséquences du mot d’ordre lancé par les syndicats, la CGT en tête, ont commencé à se faire sentir et à l’heure où nous écrivons ces lignes, le mouvement paraît être bien suivi. Hormis les cheminots et les traminots, les postiers, les enseignants et une partie des fonctionnaires sont tentés de cesser le travail jeudi pour protester contre les régimes spéciaux de retraite. Le gouvernement n’a pas minimisé le bras de fer, et Xavier Bertrand n’a pas fait de coup de bluff en prévoyant dimanche qu’il devrait n’y avoir jeudi quasiment pas de train, de bus ou de métro. La SNCF, elle aussi, semble un peu dépassée par l’événement, réservant sa réponse jusqu’à mercredi matin, pour donner des prévisions alarmistes jusqu’à vendredi soir. De plus, elle a bien pris acte de l’entrée en vigueur de la loi sur le service minimum au 1er janvier 2008, il est donc inutile de conserver vos notes de frais de taxi ! Joint par nos soins mercredi, un responsable de la Confédération nationale du Travail a confirmé au journal Le MAGue que l’action était en train de s’organiser au-delà des catégories de personnel touchées par la réforme, et n’a pas caché que la solidarité qui se manifeste est en train de dépasser ses espérances. Il n’a d’ailleurs pas voulu se livrer à un quelconque pronostic, attendant jeudi soir pour évaluer la mobilisation. En somme, tant du côté des organisateurs que des services affectés du mouvement de grève, on est dans le flou, incapable de donner une idée de son importance ! L’impact espéré dans la population est tout autant sujet à interrogation, et quant à la situation des grandes centrales syndicales aujourd’hui, il a été d’accord pour dire que ça ressemblait surtout à un baroud d’honneur.