En dénonçant une police des mots qui prétend savoir ce qu’il faut dire, quand il faut le dire et comment il faut le dire mercredi soir à la Mutu, François Fillon n’est pas passé pour un dangereux gauchiste, et pourtant… La Vème République avait permis l’émergence d’une classe politique irréprochable, bien élevée, éduquant le peuple en ressuscitant des trouvailles abracabrantesques de la langue française en épluchant Rimbaud, voire en innovant avec bravitude de nouvelles méthodes de gouvernance grâce au soutien des banquiers luxembourgeois et de cette fameuse langue de bois si chère à François Coppée Jean-François Coppé… Depuis le 6 mai dernier, on assiste à un bordel monumental ! François Fillon rame à fond pour trouver de quoi former un gouvernement présentable, il va chercher ses ministres jusqu’en banlieue, alors qu’il ne s’étonne pas de les entendre parler verlan et de les voir participer à des sit-in avec les sans-abri. À l’Élysée, ce n’est pas mieux, remarquez… Le chef de l’État s’habille comme un bandit corse et son porte-plume traite notre écrivain national de petit con et de mauvais Français ! Alors que BHL déploie des trésors d’habileté pour que la France décroche enfin le prix Nobel de Littérature, après trente ans de lacune et d’incurie françaises. C’est pourquoi Le MAGue a décidé de militer dès aujourd’hui en faveur de la création d’un nouveau service au sein de la Police nationale, dans lequel tous les chômeurs surdiplômés trouveraient un emploi à leur mesure. Vite, engagez-vous dans la police des mots !