Le président de la République nous renvoyait jusqu’à présent l’image du père de la nation, de Bébert Larme à l’Œil dont nos grands-parents ne tarissaient pas d’éloges, jusqu’au Chi dont les déclarations tonitruantes n’étaient jamais suivies d’effet, quitte à passer pour une incitation à l’insoumission de bon aloi : je promulgue, mais vous n’appliquez pas ! Avec Nicolas Sarkozy, quoi qu’on en dise, le débat est ouvert, dans la presse, à la télé, dans les chaumières et jusqu’au fond de notre cœur… Un dernier sondage montre que les Français sont partagés l’opportunité d’utiliser les tests ADN pour vivre sur le territoire national : 47% y voient une bonne chose, 45% les jugent mauvais, 8% ne se prononçant pas. Le Comité consultatif national d’Éthique pour les Sciences de la Vie et de la Santé a rendu un avis défavorable à celui de la représentation nationale : cette inscription dans la loi d’une identification biologique réservée aux seuls étrangers, quelles qu’en soient les modalités, introduit de fait une dimension symbolique dans la représentation d’une hiérarchie entre diverses filiations, faisant primer en dernier lieu la filiation génétique vis-à-vis du père ou vis-à-vis de la mère comme étant un facteur prédominant, ce qui est en contradiction avec l’esprit de la loi française. D’accord, la phrase est un peu lourde, et plus d’un parmi les lecteurs du journal Le MAGue aimerait qu’elle reste du domaine de la science-fiction. Mais après tout, en l’absence de tout test, de qui êtes-vous le fils, la fille ?