La révolution orange a du plomb dans l’aile, incontestablement. L’Ukraine a bien du mal à se prendre en mains, ne trouvant d’autre alternative que la soumission à la Russie ou l’intégration au camp occidental… Les résultats des élections législatives ne sont pas encore publiés, que son puissant fournisseur d’énergie menace le pays compte tenu du non-respect systématique des accords en vigueur par la partie ukrainienne, Gazprom sera obligé, au cas où la dette ne serait pas réglée en octobre, de commencer la réduction des livraisons de gaz naturel aux consommateurs ukrainiens. Leur président Viktor Iouchtchenko sera bien en peine de choisir entre l’égérie libérale Ioulia Timochenko dont le bloc totalise 34,19% des voix, et son Premier ministre pro-russe Viktor Ianoukovitch, dont le Parti des régions peut compter sur 30,80%, et qui cherche à composer une coalition avec les communistes et les centristes. Toujours est-il que le vainqueur s’imposera au chef de l’État, qui nourrit une franche hostilité envers une affairiste qui a fait fortune avec le gaz ukrainien, et une grande prévention envers un russophile suspecté de faire le jeu de Vladimir Poutine. Les derniers résultats tardant à venir, l’entourage du président a mis en garde contre des tentatives de manipulation des chiffres par le gouvernement. Et déjà, des voix s’élèvent pour dénoncer des fraudes…