Juste avant l’assemblée générale de l’ONU qui s’ouvre aujourd’hui, les représentants des nations se sont concertées lundi sur la question du changement climatique à l’initiative de Ban Ki-Moon, leur secrétaire général. Il s’agissait de répondre au défi des gaz à effet de serre, mais c’est d’un tout autre effet dont les esprits se sont emparés une semaine après le risque de guerre brandi par Bernard Kouchner à propos de l’intransigeance iranienne à contrôler son programme nucléaire. Il faut dire aussi que les déclarations de Mahmoud Ahmadinejad dimanche à la télévision américaine en démystifiant la puissance apportée par la maîtrise de l’atome militaire aux pays qui la possèdent. Souvenons-nous d’ailleurs que l’emploi d’une bombe "A" a été fait deux fois par les forces américaines, en août 1945, pour hâter la capitulation de l’empire nippon, et surtout pour tester cette arme de destruction massive… Iconoclaste comme à l’accoutumée, le président iranien a prononcé lundi un discours à l’université de Columbia, avant d’émettre l’intention de déposer une gerbe sur le site de ground zero, ce qui lui a été interdit. Que faut-il donc penser dans ce contexte inquiétant, des propos du Président français à la tribune des Nations-Unies ? Il n’y a pas une énergie de l’avenir pour les pays occidentaux et des pays d’Orient qui n’auraient pas le droit d’y avoir accès, a-t-il lancé en parlant de l’énergie atomique.