Le Parti libéral-démocrate a trouvé un successeur au Premier ministre démissionnaire Shinzo Abe, qui a brusquement quitté le pouvoir au Japon le 12 septembre dernier, laissant le pays en crise et son parti dans une situation délicate. Hospitalisé à cause du stress que lui ont provoqué les conséquences désastreuses de sa gestion, il a présenté ses excuses dimanche dans une lettre à sa formation politique, et apporté son soutien à Yasuo Fukuda, désigné pour lui succéder. Après une lourde défaite du PLD dans les élections sénatoriales qui ont privé le parti d’une majorité écrasante dans la chambre haute japonaise, Shinzo Abe n’a pas immédiatement quitté son poste, comme l’avaient demandé de nombreux hommes politiques du pays. Il s’est maintenu malgré des scandales impliquant des membres du gouvernement, et, deux jours après qu’il eut prononcé un discours important sur sa politique et moins d’un mois après son remaniement ministériel, il a annoncé brusquement son départ. Tandis que le futur Premier ministre Yasuo Fukuda a présenté profil bas et promis de prendre une par une les mesures nécessaires pour rétablir la confiance du peuple, le personnel politique a du mal à pardonner un fiasco à celui qui lui a fait envisager de nouveau la splendeur de l’empire du soleil levant. Il doit sortir aujourd’hui de l’hôpital pour faire amende honorable au cours d’une conférence de presse.