Éric Besson, Bernard Kouchner, Fadela Amara, Max Gallo, Claude Allègre, Dominique Strauss-Kahn, Jacques Attali… Le piège de l’ouverture s’est refermé sur la Gauche, et en particulier sur le Parti socialiste, dont les membres, après cinq ans de jeûne et le gros lot à portée de main, préfèrent aller à la soupe , comme se plaisait à dire le général de Gaulle. Il vaut mieux un petit job précaire et faire un rapport au président de tous les Français, avec quelques idées à mettre en pratique immédiatement, que rien du tout ! Tel est l’état d’esprit du professionnel de la politique, il est comme celui de tous les prolétaires, et son premier objectif et d’assurer sa subsistance et celle de sa famille. Chacun peut le comprendre. L’alternance alors, viendra-t-elle de celui qui a un métier, un emploi garanti, et qui connaît tout de la correspondance du précédent maire de Neuilly sur Seine ? Il a la foi chevillée au cœur, tout le monde a pu le voir à la télévision : Olivier Besancenot est de toutes les manifs. S’il n’a jamais fait le tour de France, il peut en remontrer à Nicolas Sarkozy, question dérailleur grippé ou chaîne qui saute… Le vélo, c’est toute sa vie ouvrière, et si la commune où il s’entraîne tous les jours n’est pas vraiment vallonnée, ce n’est pas de la testostérone et des amphétamines qu’il a dans sa musette. Olivier Besancenot a fait le constat de la déroute de la Gauche française, et propose à tous ceux qui se sentent prisonniers des appareils dogmatiques de venir le rejoindre au sein d’un nouveau parti, tout comme ont réussi à le faire aux Pays-Bas les anciens maos du Socialistische Partij ou les refondateurs allemands qui ont formé die Linke. Les staliniens sont au fond du trou, les écolos cherchent un meilleur carburant, les socialistes sont inaudibles, les centristes se sont éparpillés, les gaullistes se font des cheveux blancs devant les juges… C’est le moment ou jamais de tenter l’échappée !