Je ne m’interdis rien… Je n’ai pas de tabou… sont des expressions que tout le monde a pu entendre un jour ou l’autre de la bouche de Ségolène Royal. De fait, son aptitude à lancer les débats, quitte à choquer n’a pas été entamée par son échec à l’élection présidentielle : le soir même du 2ème tour des législatives, on apprenait officiellement la rupture sentimentale de la candidate socialiste avec le 1er Secrétaire du Parti socialiste, et trois jours après, on la voit remettre en cause les idées qu’elle a défendues au cours de sa campagne, par exemple, le smic à 1.500 euros brut dans cinq ans, qui est une idée phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35 heures, sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j’ai dû reprendre dans mon pacte présidentiel et qui n’ont pas du tout été crédibles. L’objectif est bien sûr de saborder le Conseil national du PS qui se déroule aujourd’hui, où elle est manifestement en situation minoritaire et où vraisemblablement, elle ne siègera pas. Celui-ci se déroule à huis-clos de manière à ne pas étaler les dissensions dont personne ne fait plus mystère et surtout, la difficulté devant laquelle François Hollande est confronté pour maintenir le calendrier du parti, ainsi que ses modalités de désignation pour les échéances. L’envie d’en découdre est forte, et pas seulement dans le camp Royal, puisqu’elle est également prônée par les chefs de file de presque tous les courants. Pour gagner l’élection présidentielle, il faut à la fois un parti en ordre de marche, cohérent avec la candidate ou le candidat, un projet cohérent et un leader ; c’est assez simple, c’est ce que la droite avait, d’ailleurs a dit aussi Ségolène Royal, et d’après elle, on en est loin. C’est la raison pour laquelle on la voit multiplier les salves afin de précipiter l’autocritique dont les socialistes ne feront pas l’économie. Pour autant, elle n’est toujours pas prête, et risque de se mettre en marge du PS, quitte à changer de cap et prendre une autre route avec Désirs d’Avenir.
Vous réagissez à cet article
Votre réaction
« À Quand la Rupture ? »
Votre nom, votre e-mail et votre message concernent uniquement l’article affiché ci-dessus. L’e-mail n’est pas publié.
Réactions déjà publiées
À Quand la Rupture ?
Par un ami qui vous veut du bien — 07/07/2007 &pm11Sat, 07 Jul 2007 23:53:08 +0200pm000Europe/Paris; 23:53
Moi, je la kif la Sego, sûr elle n’est pas prête aujourd’hui a prendre le pouvoir en France, mais elle a montré son appétit de pouvoir, de pouvoir faire. Elle a trop bricolé ces élections, Sarko était trop bien dans ses basquettes avec ses amitiés. Qu’elle laisse tomber ce club de vieux cons comme une mongolfiére laisse tomber ses sacs de sable. C’est ça qui l’a plombé, elle a voulu s’ envoler avec les soldats de plomb du PS.
Desirs d’ Avenirs ai-je lu, oui, mille fois oui et sans attendre.
Montebourg, pas bon, trop en gueule, encore ado...aux archives !!
Répondre à cette réaction
À Quand la Rupture ?
Par STALAG XIII — 07/07/2007 &pm12Sat, 07 Jul 2007 12:57:27 +0200pm000Europe/Paris; 12:57
Il me semble bien avoir entendu,de la bouche du petit nicolas lors d’une interview sur une chaine nationale, avant les élections, il me semble bien avoir entendu cette star des écrans dire que "le travail rend libre". Si quelqu’un peu me confirmer ça, j’en serais trés affligé..
Je suis trés vieux aujourd’hui, ma mémoire me fait souvent défaut mais il me semble avoir déja vu cette phrase quelque part ou il faisait froid........
Répondre à cette réaction
Certains articles du Mague bénéficient d’un éclairage ponctuel et maîtrisé de l’intelligence artificielle.