Bonjour, au vu de l’actualité du moment, il semble paraitre que la réforme "Autonomie, et Gouvernance des Universités", soient bien accuillie ...
Or c’est faux.
Ci-joint, une lettre ouverte adressée aux députés.
Mesdames et messieurs les députés,
La réforme de l’université est une nécessité , nous en sommes convaincus. L’autonomie accrue des universités est un atout pour l’enseignement supérieur français, nous en sommes convaincus aussi. Or renforcer l’autonomie des universités implique de réfléchir sereinement aux conditions de leur gouvernance, à l’efficacité et à la légitimité du système que nous voulons.
Or c’est avec grand regret que nous constatons qu’aucune modification n’a été apportée au projet de loi en ce qui concerne la démocratie dans les universités de demain...
En effet, la proportion d’élus étudiants siégeant en conseil d’administration reste la même (soit de 10% à 22% (5 étudiants pour un conseil de 22 membres), contre 20 à 25% actuellement).
Nous avions suggéré, lors de nos rencontres et via la concertation nationale, par l’intermédiaire de la FAGE, le maintien des proportions d’étudiants prévues par la loi SAVARY.
Ceci, étaient une de nos concessions, dans une optique de gagnants – gagnants.
Vous parlez de démocratie.
Nous ne voyons aucune démocratie dans le fait de diminuer le poids en conseil de deux des principaux acteurs des universités, à savoir les biatos et les étudiants (à qui l’article 1er fait référence -> "formation initiale et continue" + "l’orientation et l’insertion professionnelle »)
En outre, dans nos mails précédents (restés pour la plus part sans réponses ...), nous nous félicitions de voir le poste de vice président étudiant, reconnu par ce texte mais nous vous faisions aussi part de notre déception quant a sa relégation en CEVU, au rôle seulement consultatif.
Les amendements répondants à cette inquiétude ont, eux aussi, été rejetés par l’Assemblée Nationale.
Ainsi nous sommes amenés à nous interroger sur la considération que vous portez aux étudiants des universités françaises .
Tout comme, en 2006, avec le CPE, le gouvernement a fait passer un texte, auquel était opposée la majorité des organisations représentatives.
Également, je vous rappelle que ce projet de loi, « Autonomie et Gouvernance des Universités », a connu un vote défavorable au CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche).
Connaissant la composition de l’assemblée nationale, et constatant depuis le début des débats sur ce texte, le peu d’enthousiasme des membres de la majorité parlementaire à exercer pleinement leur mandat, et leur tendance à se contenter d’entériner les décisions prises par le gouvernement, nous nous ne faisons pas d’illusion sur les issues du vote ...
Aujourd’hui, nous, organisation étudiante, mouvement de jeunesse et d’éducation populaire, organisation représentative et majoritaire, nous prenons acte du fait que nos parlementaires et notre gouvernement sont restés sourds à nos propositions.
Nous ne resterons pas silencieux face à un texte qui entend clairement mettre à mort la démocratie universitaire.
Comme lors du passage en force du texte sur le CPE, les étudiants sauront faire entendre leur voix.
Nous vous remercions d’avance des réponses que vous pourrez nous apporter, face à nos inquiétudes.
Pour l’AREN, et la Fédération Etudiante de Montpellier, et du Languedoc-Roussillon
Cordialement
www.fage.asso.fr