Etrange. Yann Moix était plus silencieux lorsque Gaccio avait davantage de pouvoir. C’est donc le moment opportun saisi par l’écrivain-réalisateur-chroniqueur le plus sourcileux de la place de Clignancourt pour se jeter sur Bruno l’ex-gendre de Choron.
Mais quelles peuvent être les véritables motivations de cette attaque en règle ???
Yann Moix, qui ne s’est pas exprimé en faveur d’un candidat, voudrait-il montrer de manière très nette ses préférences politiques, davantage bleues que roses, maintenant qu’il est riche en euros en attaquant sans retenue une figure des bobos ?
En tout cas, Moix il l’arrange le pauvre Gaccio, il le traite de Tatayet membre d’Al Quaïda, roi de la blague CM2, de sous Jean Roucas, de "dernier flic de France", de pétomane chez Bouvard, d’humoriste d’un certain âge... dis donc ça casse plus haut et fort encore que chez Brice de Nice !!
A mon humble avis y’a une histoire de gonzesse là dessous. Gaccio a dû baiser une fille que Moix convoitait et l’affreux l’a mauvaise, il souffre sa rancune dans un papier indigne du meilleur écrivain français vivant et incompris !!
La fin de l’article est truculente ; "Je ne nierai jamais avoir hurlé de rire en regardant les Guignols. Mais il va falloir que je cesse, d’être le seul, dans ce pays, à me lamenter sur l’imposture des comiques professionnels, qui ont de plus en plus tendance à livrer en toute impunité leurs analyses politiques et leur vision géopolotique du monde."
Là je dis chapeau ! Moix, le redresseur de tort, connu pour être un grand censeur lui-même, un ringard établi par tous, un pas drôle qui ne vit que sur ses privates joke, un type aux opinions politiques plus qu’étranges puisqu’il traite ceux qui le dérangent de fachos, lui qui est fasciné par Céline et ses convictions....
En fait Moix jalouse la subversion de Gaccio, il en crève sa race et nous offre ainsi un papier qu’il faut lire à l’envers, un truc plein d’aveux et de maladresses qui nous montre qu’on peut être riche, célèbre, avoir "réussi" dans son métier et être dramatiquement malheureux !!!
On peut résumer cette guignolade en un titre poilant : "L’arroseur arrosé".
