Les électeurs ont confirmé leur vote 5 semaines après l’élection présidentielle, en apportant plus de 41% de leurs voix aux candidats présentés par l’UMP. 27% des suffrages se sont portés sur ceux du Parti socialiste, 7,5% sur le MoDem, 4,5% sur le Parti communiste et autant sur l’extrême-droite. Le 1er tour des législatives, qui a connu un record d’abstention, 39,5% des inscrits, a témoigné de la montée en puissance de la majorité présidentielle, et grâce aux effets du mode de scrutin, le Nouveau Centre devrait obtenir une vingtaine de sièges avec tout juste 2% des voix, tandis que François Bayrou, en ballottage favorable à Pau, devrait représenter le MoDem tout seul à l’Assemblée nationale. Le score du Parti socialiste demeure honorable, en légère progression par rapport à 2002, mais pour des raisons identiques, il se traduirait par un recul en nombre de sièges. Ségolène Royal y a vu les conséquences de la faible mobilisation des électeurs. François Fillon, Premier ministre, est élu dans la Sarthe avec 53,5% des voix, ainsi que ses collègues Jean-Louis Borloo, Xavier Bertrand, Hervé Morin. Il y aura dimanche une session de rattrapage pour Alain Juppé, Michèle Alliot-Marie et Roselyne Bachelot. Selon les projections, l’UMP obtiendrait de 400 à 450 sièges, le PS entre 100 et 140, et il n’y aurait pas d’autre groupe parlementaire, hormis celui du Nouveau Centre, qui s’est inscrit dans la majorité présidentielle.