Esprit Gender te répond.Et voilà. L’affaire est faite. Un type fait son petit braquage dans les médias, avec plus ou moins de talent, et aussitôt les roquets montrent les dents, urinent leur détestation. Mais en de tels convenus termes et tournures. Avec de si peu affutés instruments. Des sabreurs ? Non des manieurs de canifs.
Alors Julien s’en tamponne, camarade. Lui c’est un samouraï à côté de toi. Tout simplement parce qu’il a affronté le jugement d’un pays de péquenots. Parce qu’il s’est mis en danger. Tout cela pour chevaucher le dragon. Prendre le pouvoir. Ou sa vie en main.
L’époque est à la liquidation du bon goût bobo. Et si on mettait du trash, du sous-culturel, en piste ? Kitsch ici, catch là, des coachs pour les prétendants.
Nouvelle star ? Mais ce n’est pas un problème quand on sait qu’il n’y a que peu de différence entre C. Jérôme, LCD Sound System ou Nick Cave.
Et Julien est une caricature imprévue de vous tous, clubbers, branleurs, branchés à la Fnac, traineurs dans le dernier rade en vogue, vague exposant, bozarts depuis toujours, plasticiens de mes burnes, flatteurs de vagins de porno-panzer-kamarades, programmateurs de radios associatives, dj avec bac plus quatre, tronçonneurs de sons, sound-forgeurs pour cd auto-produits mais coulés sous des flots d’étiquettes, ça être super label indie-under, ça être distrib’ da quality street, boîte à chocolats, boîte à caca, et ça frime dans le lieu unique, ça lit les bons magazines et direction les sites où on se compte, petites, petites, petites, j’ai du grain pour votre bonheur. Bien entendu. Il suffit de me lire. Tu crois que tes puceaux habituels, vils petits sujets de leur père et mère, pourraient te faire lentement monter au paradis. Et tu sais bien que je ne balance pas pour la frime. C’est juste une question de style. Et ce style, celui d’Esprit Gender, vient peut-être d’une autre sphère. En tout cas il permet des extases quasi physiques. Même à distance. Tu le ressens. Non ? Rien à voir avec ces images qui te blessent et que l’on te tire-bouchonne dans l’anus parce que tu es une suiveuse. Qui a si peur. Que faut-il faire pour vivre ? Comment, avec qui. Est-ce que je ressens vraiment ? Est-ce que je suis éveillé. Ou va-t-il falloir que je fasse payer. Que j’ai des clients. Merde, le travail va-t-il me placer juste là où il le souhaite. Et pour ma vie entière. Je refuserai la sodomie quand ça me chantera - au plan physique, j’entends. Mais pour le reste... Tintin. Grosse lime en perspective avant que la boîte s’ébranle, là, sur son tapis roulant, en plastic, juste comme celui où je (tu) poses ton PQ, à la caisse du super marché. Mais ce tapis roulant là, il même aux flammes. Crématorium.
Tu suis, petit con ?
Et tu ergottes à propos de Julien de la Nouvelle Star. Sans comprendre que ce type est plein de qualité. Ce qui n’empèche pas la terre de mourir. Les blaireaux de s’en mettre plein les comptes en banques. Avec la violence et la vulgarité nécessaire.
Mais je suis Esprit Gender. Engendré, non pas créé. Je n’ai pas peur de Marc Bolan, ni de Johnny Rottent, ni de Jean-Pierre Théolier, ni de la professeur de poterie de mon gamin. Ni de moi. Surtout quand j’écris Ah ! Ah Ah ! Ni d’Alex Gopher, ni de jouer au Mi-Ka-Do.
Esprit Gender prend les meilleurs extraits d’une émission sur les sites de vidéos dédiés au désossage. Puis met sa veste en velour et va faire un tour.
Esprit Gender- seconde prédication.
I was doing time in the universal mind
I was feeling fine...
L’heure est au combat et à la révolte. Pas aux chroniques à trois sous, aux flatulences et aux nerfs qui passent.
Esprit Gender.