Au son des guitares, son instrument de prédilection, des flûtes et des violoncelles, ‘Bandits de grands sentiments’ nous dévoile malicieusement le romantisme d’Emmanuel.
Lui qui n’a pas peur de chanter avec un boa rose autour du cou « Rose bonbon » sur scène en duo avec Obispo (cf. les extraits du Carnet de voyage au Brésil 2006, face DVD), un texte évoquant la bisexualité, ne craint pas non plus d’évoquer ses doutes ou ses réflexions sur les relations amoureuses débutantes ou terminées. Ainsi, il faudrait avoir un cœur de pierre pour ne rien ressentir en écoutant « Les atomes crochus », « Je rêve » ou « Cannelle ».
Le petit plus de Donzella, c’est l’humour qu’il distille toujours plus ou moins dans ses textes comme dans « On avait fumé », « Mimi » ou « Adios » où il évoque successivement une rencontre un soir de fumette, un couple dont l’homme n’a pas le temps de faire l’amour tellement il travaille trop et une femme intouchable d’avoir eu trop recours à la chirurgie esthétique.

Donzella, c’est aussi de magnifiques duos avec Henri Salvador (« L’éboueur de St Tropez »), avec Andrea Montero à la voix magique (« Un beau mélange ») sur l’album ou de belles surprises filmées lors de ses concerts au Théâtre des Blancs Manteaux sur le DVD. J’ai déjà évoqué le duo comique qu’il a formé le temps d’une chanson avec Pascal Obispo mais vous pourrez aussi apprécier de le voir chanter avec Elie Semoun, Calogero, Alexis HK entre autres et surtout, de revoir Jean-Pierre Cassel jouer au crooner.
Donzella est un poète ironique tout en élégance. Bien sûr, on pense à Gainsbourg, Brassens mais aussi Le Forestier sans oublier Salvador. Néanmoins, Donzella a ce décalage qui fait qu’il est un Artiste unique, tout simplement.
*Crédits photos voodootchang©oncept
Bandits de grands sentiments, Donzella, Yap Music
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