Pédophilie : L’Ange Bleu répond à Nicolas Sarkozy

Pédophilie : L'Ange Bleu répond à Nicolas Sarkozy

En tant que présidente de l’association l’Ange Bleu et donc particulièrement concernée par la question qui constitue mon action, je me permets de réagir aux divergences qui ont lieu suite aux récentes déclarations de Mr Nicolas Sarkozy à propos de la pédophilie et des pédophiles. Les dites déclarations ainsi que les réactions qu’elles suscitent comportent en effet de part et d’autre des points d’ombre qui témoignent d’une confusion sur ce sujet. Ma mission consistant entre autres d’informer le public sur les réalités entourant ce problème, je me dois d’apporter les éclaircissements qui s’imposent.

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I) Pour commencer, je vais reprendre la phrase que Mr Sarkozy a prononcé lors de son entretien avec Michel Onfray :
« J’inclinerais pour ma part à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense »

SOURCE

De par mon expérience menée auprès d’un grand nombre de pédophiles, j’ai peu à peu du écarter la thèse de la maladie avancée par Mr le Ministre. La pédophilie n’est pas plus une maladie que l’hétérosexualité ou l’homosexualité ne peuvent en être. Elle est quasi-systématiquement la conséquence d’un certain nombre de facteurs qui, indépendamment de la volonté du sujet, modifie ou bloque l’évolution de son orientation sexuelle naturelle. Cette idée d’une "perversion" innée, de nature génétique, ne tient pas devant une réalité que je constate quotidiennement ;

- - Car comment alors expliquer l’existence de pédophiles ayant vécus des relations sexuelles durant leur enfance et reproduisant ce mode relationnel une fois adulte ? Ce n’est pas à sa naissance que se sont révélé les bases de sa paraphilie, mais bien plus tard, au cours de son enfance.- - Comment expliquer également ceux qui, pour avoir vécu
d’importantes carences affectives se sont tournés vers les enfants, alors même que leur orientation naturelle les auraient conduits vers l’hétérosexualité ou l’homosexualité ? Car les relations sexuelles
précoces n’expliquent pas l’existence de pédophiles n’en ayant jamais connus. En revanche, nombre de ces cas relatent de fortes carences affectives et des blocages relationnels dans leur évolution liée à ces carences. Encore une fois, sans aucun lien avec une "prédisposition innée" de nature génétique.- - Comment expliquer que plus de 60% à 80% des cas d’abus sexuels sur enfants (suivant les études) sont commis non pas par des pédophiles, mais par des hétérosexuels et homosexuels, principalement dans un contexte incestueux (milieu familial), mais également à titre occasionnel par des personnes en carences affectives récente (déception amoureuse, rupture), non pédophiles mais soumis momentanément à des pulsions compensatrices ? Encore une fois, la thèse génétique ne tient pas ici.

- - Et enfin, si nous adhérons à la thèse du tout inné, quelle chance laisse-t-on à un individu de se reconstruire, d’adopter l’abstinence voire de changer d’orientation ? Sur ce point, je témoigne qu’un suivis efficace, un contact humain, une prise en compte sérieuse des problèmes du sujet permettent de le reconstruire de la sorte. Je dispose de nombreux exemples de telles réussites qui le prouvent. D’anciens pédophiles ayant
aujourd’hui une vie familiale équilibrée peuvent en témoigner. Adopter l’idée qu’un individu est enfermé à vie dans un schéma particulier c’est le condamner définitivement. Je pense au contraire qu’il convient de redonner l’espoir d’un changement, d’autant que la réalité du problème le permet.

Je reprend à présent l’argument de Mr Onfray qui est à plus d’un titre intéressant pour illustrer mon propos :

"J’argumente : Lui dont chacun sait l’hétérosexualité a-t-il eu le choix un jour entre son mode de sexualité et un autre ? Se souvient-il du moment où il a essayé l’homosexualité, la
pédophilie, la zoophilie, la nécrophilie afin de décider ce qui lui convenait le mieux et d’opter, finalement, et en connaissance de cause, pour l’hétérosexualité ? Non bien sûr. Car la forme prise par sa sexualité

est affaire non pas de choix ou de génétique, mais de genèse existentielle. Si nous avions le choix, aucun pédophile ne
choisirait de l’être…"

Mr Onfray a eu l’intelligence de bien souligner ce fait : "Si nous avions le choix, aucun pédophile ne choisirait de l’être..."

L’argument de Michel Onfray se vérifie chaque jour à travers les témoignages qui me parviennent ; la pédophilie n’est en effet ni affaire de choix, ni de génétique, mais bien d’une série de facteurs existentiels, d’expériences et/ou traumatismes vécues durant l’enfance, l’adolescence et dans une certaine proportion même suite à des chocs affectifs vécus à l’âge adulte. Elle peut également se révéler en l’absence de tout traumatisme ou carence, mais je ne puis souscrire pour autant à une quelconque prédétermination pour les y avoir amenés là. A noter également l’intéressante réaction de Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, qui avec des mots justes a su mettre en relief la problématique que pose la thèse génétique sur le plan humain :"Surtout, ce que me paraît plus grave, c’est l’idée qu’on ne peut pas changer le cours du destin. C’est vrai quand on prend la perspective génétique, mais c’est aussi vrai quand on prend la perspective sociologique" "Parce que dire que quelqu’un est pré-déterminé par la famille qui l’a entouré, par les conditions dans lesquelles il a vécu, ça veut dire que l’homme est conditionné absolument"
Il convient en effet de donner toutes les chances et espoirs à tout un chacun de pouvoir changer le cours des choses et non pas de l’enfermer dans une orientation non choisie.

II) J’en viens à présent à l’une des réactions adverses qui reflète à mon sens des lacunes plus importantes :

Ce qui m’a particulièrement interloqué, c’est la réaction de Mr Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de Mme Ségolène Royal lors de leur déplacement à Montauban : "Bien sûr, il appartient à des scientifiques de réagir à ces propos pour le moins surprenants. On a vu d’autres pays remettre en cause les théories de Darwin... Dans ce cas particulier, ce type de propos tend à excuser par avance tous les prédateurs d’enfants" Une fois encore, je fais le constat navrant d’une grande confusion entre "pédophiles" et "prédateurs d’enfants". Mr Sarkozy a parlé des pédophiles, sans mentionner pour autant le passage à l’acte pédosexuel, même si l’idée pouvait être sous-jacente. La pédophilie est un état qui se situe dans l’être, non dans l’action. "Je suis pédophile" ne signifie en rien "je passe à l’acte". Cette systématisation ou raccourci "pédophile=personne qui passe à l’acte" est on ne peut plus démenti par la réalité de terrain. La réalité de ceux parmi les pédophiles qui assument le choix d’une totale abstinence quels que soient les contextes s’offrant à eux.

Je reçois quotidiennement de nombreux témoignages de ces pédophiles et en suis dans le cadre de ma mission de prévention un certain nombre qui prouvent la dangerosité de tels propos. Je ne fais pas de complaisance envers ceux qui passent à l’acte, mais j’encourage et félicite vivement tous ceux qui font leur possible pour demeurer abstinents. Je ne puis donc accepter une telle stigmatisation, réductrice au possible, qui entraîne l’être malgré lui dans une image de soi négative et donc potentiellement dangereuse, tant pour lui-même que pour la société. Autant je ne puis accréditer la thèse avancée par Mr Sarkozy que je ne puis défendre le propos de Mr Bianco, les deux idées se rejoignant dans une

finalité commune en ce sens que toutes deux entraînent le sujet dans une forme de condamnation aux relents de fatalité.Non, je le répète ; un pédophile n’est pas nécessairement un abuseur d’enfants, même potentiel, pas plus qu’il n’a systématiquement l’intention de nuire à autrui. Là encore je rappelle la proportion des abuseurs non-pédophiles : entre 60 et 80% des cas recensés. J’ajoute de plus que si le nombre des pédophiles faisant appel à
l’association étaient de véritables abuseurs :

1) Comment expliquer qu’ils s’adressent à moi pour demander de l’aide ?

Ce n’est pas là le geste d’un pervers dans le sens propre du terme.

2) Ce ne seraient pas dix ou vingt grandes affaires que nous
aurions à subir annuellement, mais des centaines. Nous pourrions là véritablement parler d’un "fléau pédophile". Or, en terme de fléau, c’est celui de l’abus sexuel sur enfant qui devrait être d’usage et non celui de fléau pédophile, qui ne veut absolument rien dire dans e contexte réel.Tout est question de sémantique. Sur ce sujet, la confusion règne
depuis de nombreuses années en raison des termes employés pour désigner les coupables d’actes répréhensibles. Je propose sur mon site internet (http://www.ange-bleu.com) ainsi que dans mes
deux ouvrages "La fin d’un silence" et "L’Ange Bleu - Pédophilie : prévenir pour protéger" une formulation adaptée à chaque contexte. J’invite tant les journalistes que les représentants de l’Etat, personnalités politiques et spécialistes à vous inspirer de ce vocabulaire pour étayer vos propos. Les mots sont les premiers remparts contre la compréhension de ce phénomène complexe. Ils sont aussi et surtout l’une des premières causes de souffrances et désespoirs inutiles. En ce sens, mal employés, ils représentent un danger évident.

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Propos à l’appui pour approfondir le sujet :

1)

Le passage de l’entretien entre M. Onfray et Nicolas Sarkozy nous concernant dans son intégralité :

"M. O. : Je ne leur donnerais pas une importance exagérée. Il y a beaucoup de choses que nous ne choisissons pas. Vous n’avez pas choisi votre sexualité parmi plusieurs formules, par exemple. Un pédophile non plus. Il n’a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d’être attiré par les enfants. Pour autant, on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel,ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons.

N. S. : Je ne suis pas d’accord avec vous. J’inclinerais, pour ma part, à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un
problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les
premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense."

SOURCE

2)
Tri des embryons

Le généticien André Langaney a vu dans les déclarations de Nicolas Sarkozy une réminiscence de "ce que voulaient faire des gens pendant la deuxième guerre mondiale". "Il y a des scientifiques d’extrême droite qui pensent qu’on a tout à la naissance et qu’on ne peut plus rien changer. Si on suit ces gens-là, il faudrait presque faire des tests génétiques à la naissance ou faire un tri des embryons pour éliminer les pédophiles avant qu’ils naissent", a-t- il dit sur France Info. L’ancien ministre de l’Intérieur avait déjà proposé le dépistage précoce des troubles du comportement dans son projet de loi relatifà la prévention de la délinquance. Mais face aux critiques, il avait dû retirer ces dispositions de son projet de loi en juin 2006.

(AFP)
SOURCE

le 09/04/2007
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10 Messages

  • 10 avril 2007 02:26, par Andrew

    Madame Bennari,
    permettez moi de vous félicier pour l’intelligence de vos propos. Non seulement vous avez très justement resitué le débat dans son contexte (contexte sociologique et scientifique, et non politique), mais en plus vous apportez un éclairage humain à ce débat, évitant la diabolisation des pédophiles que l’on confond trop souvent avec l’acte pédosexuel bel et bien condamnable.
    Soutenant pourtant avec conviction la candidature de N. Sarkozy, j’aimerais que tous ses détracteurs répondent avec autant d’intelligence à ses propos. Vos arguments sont objectifs et construits, comment ne pas y adhérer ?
    Merci.
  • 10 avril 2007 16:50, par Nicolas - Paris

    Simple question au corps scientifique et aux politiques :
    " Pensez-vous que le gène de la pédophilie, celui de l’obésité, ou encore celui qui prédispose à la délinquance, étaient présents dans l’ADN d’Adam et/ou Eve ? "
    Si oui pourquoi ?
    Si non, quand sont-ils apparus ?
    Et, dans ce cas, se peut-il que des gènes apparaissent ou disparaissent spontanément ?
    Merci d’avance et bien à vous.

    • La plupart des scientifiques se gardent bien de décider de l’existence d’Adam et Eve.
      Disons que les gênes évoluent sans cesse, notamment lorsqu’ils se "séparent", ce qui est nécessaire à la reproduction (les chromosomes qui contiennent les gênes sont doubles, un seul des deux va dans le spermatozoïde ou l’ovule). Lorsque l’assortiment des deux gênes génère une situation qui n’est pas viable la personne ne survit pas et ne peut pas transmettre son gêne.
      Il n’existe pas de gêne de la pédophilie ; je pense qu’aucun scientifique n’oserait soutenir une chose pareil.
      Pas plus qu’il n’existe un gêne de la délinquance ! La délinquance est, par essence, une création sociale... puisqu’il s’agit d’un rapport aux normes et aux valeurs et que les normes et les valeurs évoluent au cours du temps. Par exemple, "avorter" a été considéré comme un crime pendant longtemps et c’est maintenant considéré comme un acte normal.
      Nicolas Sarkozy récemment dans un meeting auprès de pêcheurs a dit qu’il allait se "débarasser de la racaille qui casse tout". Or, juste avant le meeting, les pêcheurs avaient manifesté et avaient fait un peu de casse... Suite au mouvement de foule, Nicolas se "rattrape" et dit "non, pas vous, la racaille"... Conclusion : les pêcheurs peuvent casser des vitrines, c’est pas de la délinquance, c’est normal, mais la "racaille", elle, ne peut pas, c’est de la délinquance.
  • 11 avril 2007 09:20, par Le président Schreber

    Je ne vais pas revenir sur la pédophilie sur laquelle il a déjà très bien été répondu. Mais je ne connaissais pas les propos exacts de Sarkozy et, à les lire, je m’affole ! "Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable". Au secours ! Et un type comme ça veut devenir président de la République ? Comme si les problèmes névrotiques (en particuliers ceux liés à la névrose d’angoisse) ou psychotiques avaient nécessairement à voir avec la façon dont les parents se sont occupés des enfants... C’est presque un retour au XVIIIe siècle, aux idées de la Mettrie ("l’homme-machine").
    Tous les psys savent que c’est un peu plus compliqué que ça et Freud, et même Bettelheim, n’ont jamais en leur temps poussé la caricature aussi loin... S’il est peut être exact (c’est d’ailleurs encore discuté !) qu’il peut y avoir des prédispositions génétiques à certaines formes de psychose, il n’existe pas pour autant de gène du suicide ou de la "fragilité" !
    Encore heureux...
    C’est à mon humble avis Sarkozy qui devrait effectuer un travail sur lui-même. Entre ses problèmes démésurés de narcissisme et de telles divagations, il en a vraiment besoin.
  • 12 avril 2007 16:30, par Michel Veigh

    Je suis globalement d’accord avec les propos tenus ici par Latifa Bennari, à part ce qui me semble être une contradiction flagrante, je cite : "La pédophilie n’est pas plus une maladie que l’hétérosexualité ou l’homosexualité ne peuvent en être". Mais il est des maladies que l’on acquiert ! Quant à savoir les pondérations inné/vécu, elles sont indissociables, à savoir qu’il est des pédophiles n’ayant connu qu’une jeunesse heureuse libre de tout traumatisme, et inversement. Peut-être l’inné est-il davantage manifeste non par d’inéluctables composantes mais par des facultés d’adaptation au bonheur comme au malheur, au monde en somme ? Je ne sais pas, qui le sait ? Mais les pistes de toute combinatoire se perdent le plus souvent dans la spéculation, et ce qui est peut-être le plus grave ce n’est pas de chercher, ni d’envisager, mais d’affirmer, une fois encore.
  • 13 avril 2007 19:10, par Un visiteur.

    Tiens ca serait pas mal, pour une fois, que l’ange-bleu défende plutôt les victimes au lieu des pédophiles.
    Allez, pour une fois, que Madame Bennari nous dise ce qu’elle entend par "il n’y a pas de mort de mort psychologie suite à un acte pédosexuel" comme elle l’écrit dans son livre.
    Ou encore, "les victimes agissent telles des personnes devant le mur des lamentations". Disant (éventuellement) qu’elles ne devraient pas trop se plaindre par rapport à ce qu’elles ont pu subir.
    Ou encore, qu’elle nous explique comment il se fait qu’elle veuille mettre les victimes à la disposition des pédosexuels en les faisant rencontrer.
    Je crois qu’il serait bien qu’elle change un peu son discours habituel au lieu qu’elle s’engage de plus en plus pour la cause pédophile, et des boylovers.
  • 7 mai 2007 00:56, par Lakur

    Oui ! je l’ai ! comme, j’espère, beaucoup l’ont !
    Des deux mots grecs
    Paidi=enfant
    Philos=ami
    ... et rien de plus ! n’allez donc pas chercher, M Sarkozy (ou même Mme Royal) une tentation à faire subir les dernier outrages à nos cherrrs bambins ! Dit-on d’un anglophile qu’il est attiré sexuellement par les anglai(e)s ? Ce serait une première !
    Rendons aux mots leur véritable sens ! ça évitera, j’en suis sur, un joli paquet de malentendus !
  • 25 juin 2007 10:56

    bonjour je pense que tout ceci est un blablabla scientifique qui peut expliquer plusieurs facteurs qui peuvent être la cause de tout ceci ...bref
    simplement dans la réalité des choses et dans le quotidien de la vie tout ceci n’arrange pas les choses je souhaite quand même soulever un point qui est que ces personnes, bien ou mal intentionnées, sont autour de nous et gettent nos enfants, avec des pensées pas forcement catholiques.
    Alors au lieu de se contredire les uns les autres je pense qu’il faudrait plutot passer notre temps à trouver des solutions à ces problèmes, Vous êtes vous posée la question suivante : Si un problème de cette envergure arrivait à mon entourage proche est ce que je continuerai à leur trouver des circonstances atténuantes ?. Qu’en pensez vous :)
    Merci pour votre attention.

    • Cette dernière réaction est typique des gens qui ne veulent pas réfléchir, typique aussi de la façon dont Sarkozy et d’autres tentent de réduire les capacités de réfléxion des individus et d’en faire des animaux, beaucoup plus proches donc du passage à l’acte.
      Le genre "Et si c’était votre fille, hein ?" Ah ! c’est chouette de réveiller la haine chez les gens, ca fait monter le score ! Un Prof de psychiatrie disait il faut deux chose pour être un prédateur d’enfant 1 : avoir l’attirance pédophile et 2 :(le plus important) n’avoir aucun respect pour autrui en général.
      Il y a beaucoup de gens dans le cas 2, ils n’ont de rapports sociaux normaux en apparence que ce qu’il faut pour ne pas être démasqués comme des salauds (tout simplement) et ils ne sont pas nécessairement pédophiles, ils peuvent même souvent exercer leur besoin de domination sur autrui, ils peuvent être le fonctionnaire qui vous barre la route, chef d’entreprise sans respect pour son personnel, politique (dans n’iporte quel parti) ou Président de la République...
      ou blogueur haineux...