C’est l’histoire d’un petit groupe piteux qui aimerait « en être », et qui, depuis des années, squatte les miettes de la sous-couche boueuse du Mass-Média, qui lèche, qui suce, qui crache, qui flatte, qui éructe, qui minaude et qui brasse du vent mauvais. Une écurie littéraire est née : ils écrivent comme des cochons sur papier chiotte pendant que Jean-louis Costes fait caca à côté dans sa tribune ouverte, et l’odeur rance ne vient pas du côté que l’on pourrait croire de prime abord.
Les affreux admirent comme on se branle en cachette à l’adolescence tardive, sans autre forme de dignité qu’une volonté farouche de marquer leur rue, leur impasse désaffectée, d’avoir leurs noms bourgeois en gras dans la presse locale d’Angers et des environs, qui finira bien par leur faire une statue de papier mâché, malaxée avec une bouche pâteuse. D’avoir enfin cette reconnaissance mondaine qui ravirait tant les écartés chroniques de la grâce qu’ils sont, intrinsèquement.
Les petits fans énamourés à l’école de Céline, Drieu La Rochelle, Nabe, Dantec et Soral produisent beaucoup, l’inégalité et la fatuité lourdingue de leur prose étant devenues leur marque de fabrique, leur paraphe nauséeux.
Les vérolés jouent aux dangereux organisateurs de fêtes céliniennes ou bloyeuses dans des cabines téléphoniques, fédérant rarement d’autres qu’eux-mêmes, mais qu’importe.
Les terroristes à la petite semaine rêvent d’avoir le sourcil ou l’ongle droit (celui qui n’écorne rien) d’un Jean-Edern Hallier, se glorifient de jouer aux poils à gratter en mettant en scène leur propre vomis.. ils ont fière allure les rebelles autistiques de ce siècle !
