La crise ouverte par les ambitions nord-coréennes en matière nucléaire paraît se résorber, à tel point qu’une déclaration commune des 6 pays engagés dans des pourparlers avec le régime de Pyongyang devrait entériner la réconciliation à Pékin lundi. Un premier accord avait été signé le 13 février, projetant l’arrêt des activités nucléaires de la Corée du Nord, qui a été confirmé la semaine dernière avec la visite du directeur de l’Agence internationale de l’Énergie atomique dans le pays la semaine dernière, où il s’est déclaré confiant à propos du retour de ses inspecteurs dans la péninsule. Tout le monde est satisfait, mais pour parvenir à un apaisement général, les Etats-Unis ont dû en rabattre sur tous les plans. Le régime communiste doit fermer son site de Yongbyon sous 60 jours en échange de 50.000 tonnes de combustible fossile et de concessions alimentaires, et surtout du déblocage des avoirs de Kim Jong-Il à la Banco Delta Asia de Macao, ce que le négociateur américain Christopher Hill a promis vendredi dernier. En revanche, la Chine révèle un rôle international qu’on ne lui connaissait pas encore dans la région. Les relations sont tellement revenues au beau fixe que les deux pays divisés par la guerre de Corée ont décidé la reprise des réunions familiales dès le mois de mai prochain. Le rendez-vous est fixé du 9 au 14 sur le mont Geumgang au nord du 50ème parallèle, où 200 familles y sont attendues.