Jamel qui se balade à Clichy-sous-bois avec Marine Jacquemin, des débats thématiques grotesques sur les émeutes, des avis de recherche pour savoir si les casseurs de l’année dernière ont mué, sont devenus séminaristes, de doux anges ou encore s’ils ont les bidons d’essence qui les démangent...
On ne compte plus les émissions spéciales, les talk shows, les journaux du soir qui exploitent le filon.
Ca fait plaisir à la ménagère toute cette attente de Révolution qu’on espère éthnique pour voter aux extrêmes sans trop de culpabilité.
Je soupçonne que de faux casseurs vont allumer des feux - et pas seulement en chantant une daube écrite pour Johnny par Zazie - et brûler des bus, pour jeter en pleine face de la caméra de TF1 ou de LC1 : "J’avais bien raison, ça recommence" et de repartir sur leurs théories du complot, leurs croisades anti-bronzés et crier à la guerre civile.
J’ai honte de cette Presse à deux balles qui ne fait que remuer et attiser des feux qui ne sont allumés que par les médias eux-mêmes.
Remettre la focale sur les banlieues c’est donner de l’importance à des petits groupes isolés et virulents, qui ne veulent que se faire remarquer et passer à la télé en se croyant des héros modernes.
Qu’on fasse de la politique concrète sur le terrain sans convier 40 journalistes en mal de sensationnel et qu’on fiche la paix aux cités sinon le retour du boomerang sera bel et bien "chaud" bouillant comme disent les jeunes !
