Après quinze ans de tournée et deux albums avec le duo Lobo & Mie, Éric Mie sort un CD solo de 14 titres :
Dépareillé. Un journal intime tragi-comique teinté d’humeurs et d’humour très noirs.
Après une scolarité peu reluisante, le Lorrain Éric Grandemange, un CAP de tailleur de pierre en poche, a été
ouvrier à la chaîne chez Seb. « C’était pas si bien que ça », avoue-t-il. Alors, réalisant qu’il ne savait rien
faire d’autre que l’artiste, il a laissé la place à Éric Mie pour conduire sa vie. Excellente décision.
Auteur, compositeur, interprète, mais aussi comédien, poète et dessinateur, Éric Mie a des atomes crochus avec
les vieux chansonniers de Montmartre, en particulier avec Jean Richepin à qui il a consacré un CD en 2003.
Parti de rien et partant vers tout, l’ex-cancre a eu pour éducateurs Henri Tachan, Jacques Brel, Hubert-Félix
Thiefaine, Gaston Couté, Georges Brassens, Patrick Font, Michèle Bernard, Anne Sylvestre, Sonic Youth... et des
types de la trempe de ce poilu anonyme de 14-18 qui a écrit La Chanson de Craonne. Ancien rédacteur et
illustrateur du fanzine L’Encre noire, édité jadis par le groupe Jean-Roger Caussimon (FA de Nancy), Éric Mie ne
cache pas sa couleur. Il la dilue subtilement dans des chansons comme La Gégène (dédiée à Maurice P.), Si tu veux
te changer en gomme (dédiée à Nicolas S.) ou durant les 55 secondes de boîte à musique offertes À la mémoire des
vaincus...
« Vive la Commune ! » s’exclame alors sur le livret une demoiselle fort dévêtue hormis ses jolis bas
rayés. Rayés comme les bas portés par Mie lui-même sur la pochette du CD. Cet amateur de Guinness et d’absinthe,
lapin noir en goguette, a également à son actif un spectacle sur la vie et les poésies de Louise Michel, sa «
maîtresse ».
Chraz le trouve gentil, beau et intelligent. Il aurait pu ajouter tendre et grinçant. Enchaînant des atmosphères
musicales variées, Éric Mie égratigne la connerie, passe d’une valse pacifiste à une berceuse attendrie (il est
papa...), chante la complexité de la vie, explore l’humanité du plus jeune âge jusqu’à la vieillesse avec,
parfois, un humour vache qui amuserait Agnès Bihl.
Éric Mie, Dépareillé, Propergol & Babœup productions.
Éric Mie sera en concert le 5 octobre à Colmar (à 20h30), le 7 octobre à la Maison pour tous de Domjevin (à
20h30), le 18 novembre à la salle du Prieuré de Longwy (à 16h30), le 24 novembre au Rout’Art de Contrexéville (à
20h30).
Plus d’infos http://www.ericmie.com
le 29/09/2006
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Messages
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11 octobre 2006 10:13, par Paco
Éric Mie a été très content de voir son nom passer sur Le Mague. Alors, il nous offre un bonus : une chanson inédite dédiée à Louise Michel. Le chansonnier anarcomicotragik nous dit : « Bon c’est une chanson donc c’est mieux avec la musique... mais bon... c’est cadeau... ». Merci Éric.
Louise
Je rêve à ton retour les soirs de désespoir
Louise révoltée qu’on appelait barbare
Et qui criait bien haut : « Nul ne doit se soumettre ! »
En arrachant le cœur des entrailles du maître
Tu n’aurais pas aimé cette résignation
Toi qui remplaça Dieu par la révolution
Ces chiens rampants qui lèchent le bâton qui les frappe
Et ton utopie qui passe encore à la trappe
Louise...
Je claqu’rais bien la gueule atroce de notre ère
Peuplée de bovidés heureux de se fair’ traire
Ces familles abruties par la télévision
Qui trouvent super cool le chef de l’oppression
Comme une jolie fleur écrasée par un char
Aujourd’hui ils s’amusent à brûler tes espoirs
Louise revient nous avec tes illusions
Louise revient nous ils sont devenus cons
Louise...
Et les femmes soumises aux religions des hommes
Et tous ces clandestins, tous ces noirs qu’on dégomme
Cet empire me navre or demain je veux voir
Planté dans son cadavre un joli drapeau noir
Je rêve à ton retour les soirs de désespoir
À l’heure où les rebelles ne sont plus que des poires
Plus enivrés d’alcool que de belle utopie
Je rêve quand tu cries : « Tout pouvoir est maudit ! »
Louise...
(paroles Éric Mie)
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13 octobre 2006 13:16, par Diego
Très heureux de voir que l’on parle enfin de ce mec sur le net. Etant Lorrain, je le connais depuis pas mal de temps et je peux vous dire que c’est surtout une bête de scène. Son disque est bien mais c’est rien comparé à sa force scénique. Allez le voir !... Et merci pour lui.
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6 décembre 2006 20:22, par Paco
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6 décembre 2006 21:13, par Luc DS
superbe, ça ne fait pas de mal à un député de droite et c’est trés joli.
on dirait du guy Beart (mais la production est encore plus gentille)
merci de nous faire des jolies choses Eric !
On a besoin de jolies choses innofensives comme ce que tu fais, il y a tant de méchants ! bouh bouh les méchants !
A quand un duo avec la compagnie Créole ?
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J’aime Guy Béart, Didier Super et Éric Mie ! Suis-je un gros con ? Ou tout simplement un mec qui aime les gens qui disent la vérité ? Le premier qui dit la vérité il doit être exécuté ! L’anarchie ne se trouve pas forcement chez les punks qui s’amusent ou les rebelles à deux balles. La révolution sera toujours dans les têtes des vrais poètes.