Filmé à l’Atelier Balias au château de Serans dans l’Orne, ce petit film sans effets spéciaux, cette dramaturgie simple et poétique a de quoi séduire un public très large, à la fois composé de cinéphiles et de spectateurs lambda.
Bien entendu il s’agit d’un vrai travail sur notre mémoire référentielle mais aussi et comme toujours chez le réalisateur on peut suivre un récit premier degré très accessible.

Une dame élégante et un jeune garçonnet arrivent dans une magnifique demeure au charme italien.
Nous sommes un dimanche après-midi de grand vent. Ce qui aurait dû se terminer par une ballade champêtre prendra une autre tournure le tout sur une musique ancienne, intemporelle.
Les films de Vignale ne se racontent pas, ils se ressent, ils se lisent selon sa sensibilité, chacun y met son histoire, son interprétation.
Lilac, Ilios Balias et le vent mettent les voiles pour une histoire hors du temps que l’on se repasse en boucle.
Certains plans pourraient être cultes comme cette avancée dans l’herbe des personnages prise sous une focale originale et pertinente.

"VENT CONTRAIRE" ou la naissance d’un nouveau cinéma audacieux et à contre-courant.
