Les Victoires de la Musique c’est le "Prix Constantin 2005" mais en moins bien, en plus long et pénible à regarder, avec un plus mauvais son et un côté bien moins sympathique, sauf qu’à l’Olympia, il n’y a que Nagui qui présente le show et que c’est autrement plus drôle, dynamique et jeune.
Ne crachons pas dans la soupe mais les Victoires depuis quelques années c’est de pire en pire, toujours plus démago, avec des intermittents bien formatés qui ne viennent plus foutre en l’air le déroulement mais qui on un espace de liberté bien défini à l’avance, des vrais faux artistes de banlieue faussement subversifs qui vont porter des T-shirts pro Ilan Halimi et un groupe "Noir désir" qui vient sans son chanteur charismatique.
Dans cet ensemble insupportable à la vision, le pompon c’est tout de même Michel Drucker, la caution "mémère" de la soirée qui ne manque pas interroger chaque artiste sur ses parents, sa famille, adoubé d’un Nagui transformé dramatiquement lèche-cul qui salue Marie Drucker dans la salle et la mémoire de son papa Jean. Une sacrée soirée entre copains, on se sent limite exclus mais c’est pas grave , c’est le Show Biz.
Heureusement, il y avait les artistes, j’en ai compté trois aux Victoires : Olivia Ruiz, Camille et Anaïs puisque Nosfell n’a pas chanté en live. Trois palmes d’originalité, de ce qu’il faut de décalage, une inventivité, un humour et une vraie liberté de ton. Ouf on respire !
Un petit encouragement, à Rodolphe Pauly cet acteur qu’on a vu dans "Merci pour le chocolat" de Chabrol où il était fabuleux et qui a reçu une Victoire pour son clip sur H et M. (pas la marque de fringue, mais le duo du fils Higelin avec le fils Chédid).
La grande famille de la Musique se porte bien, nous on s’emmerde ferme. Je propose qu’on cesse de retransmettre un aussi pitoyable spectacle de copinages, l’Art musical y gagne peu et finalement ça rend la Star Academy presque plus attractive. Rideau.
