OUTREAU c’est trop !
Ou le dessous des cartes institutionnelles.
Attendons la vérité, rien que la vérité ... officielle
Ou la sérénité indispensable aux ... initiés
En matière de "dysfonctionnements" de l’institution judiciaire, les victimes les plus éprouvées savent bien ce que ce terme cache en réalité. Elles ont donc leur petite idée sur les vraies raisons du huis clos décidé par le Président (PS) de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire d’Outreau.
L’argument avancé sans rire de la nécessaire sérénité (?) qui justifierait ce catimini entre gens autorisés prêterait à dérision s’il n’était lourd de sens.
Passons sur la technique éculée d’un énième "machin" chargé d’enquêter pour donner l’illusion d’une république responsable.
Passons aussi sur les habituels fusibles que l’on présentera comme autant de prétextes à s’éloigner du fondement et à concocter une nouvelle réformette consensuelle et fraternelle pour rassurer le bon peuple profane.
Bref, allons directement à l’essentiel que le bon sens dicte sans détours. Puisque la commission parlementaire n’est que du vent poussant un épais brouillard, intéressons-nous à ce brouillard qu’elle s’ingénie à l’évidence à protéger.
Le seul but d’un huis clos sur une telle "affaire" est d’empêcher les citoyens de se faire une opinion personnelle sur les auditionnés et ... sur les auditionneurs. Sur le comportement des uns et des autres, sur leurs rôles, sur la réalité du fonctionnement de la république et de ses rouages essentiels, et surtout sur ce qui n’est pas et ne doit pas être visible.
Pour s’en convaincre, si besoin était, le récent souhait médiatique du Juge d’instruction d’être entendu en public trahi explicitement la peur légitime de la "chèvre" qui entend associer quelques partenaires de jeu et pourquoi pas (ne rêvons pas) quelques "directeurs de conscience" qui les auraient accompagnés.
Il y a donc quelque chose de fondamental qu’il n’est pas bon de comprendre. Et ce quelque chose réside en trois questions concernant cette affaire :
Qu’est-ce qui explique :
· l’acharnement généralisé et conscient des enquêteurs, des services sociaux, du Parquet, de l’Instruction, des médias, des "experts", à faire vivre cette monstrueuse machination ?
· cette méchanceté latente rapportée par les victimes qui anime les mêmes et ceux qui les servent ou leur emboîtent le pas ?
· le "liant" entre tous ces acteurs officiels ?
La première évidence saute aux neurones pas trop formatés. Tous ces gens sont incompétents à la mission qui leur a été confiée et donc dangereux !
On pourrait s’arrêter là, constater l’incurie de la sélection de tels dangers publics et surtout s’interroger sur les sélectionneurs, leurs compétences, leur intégrité et leur légitimité. Ce serait déjà faire un pas salutaire.
Mais une seconde hypothèse, plus subtile, titille l’intelligence basique.
Puisqu’il y a manifestement œuvre commune entre les acteurs que la fatalité n’explique pas sur la durée, il a bien fallu qu’il y ait des pilotes de conscience.
Quels sont donc les sinistres personnages qui ont initié "l’affaire" en donnant cet os à ronger à tout le monde et ont maintenu forcément discrètement la pression, et quel était leur but ?
Dans cet ordre d’idée, on s’interroge aussi sur les raisons des absurdes condamnations des premières assises que la délocalisation des secondes a permis de mollement ridiculiser.
Car des Outreau il y en a des milliers qui s’initient, au pénal comme au civil, sans parler des tribunaux de commerce ... hors des prétoires. A qui le tour ?
Si certaines honnêtes gens ont des difficultés à voir un peu clair dans les mécanismes de la multitude de machinations broyeuses de vies, quelques victimes peuvent les éclairer.
Il suffit de leur demander leur avis ... au grand jour !
PVP
LES TERRORISTES D’OUTREAU
Les médias qui nous ont nourris de l’affaire d’Outreau n’ont pas cru devoir enquêter avec bon sens, logique et profondeur sur les vrais "dysfonctionnements" d’une justice qui a usurpé son nom et sa fonction.
Un voile opaque recouvre les véritables causes de cette monstrueuse et cynique destruction humaine et sociale qu’un ministre croit devoir clore ou plutôt balayer par l’octroi rapide d’une bourse réparatrice, à défaut d’éradiquer le mal, ce qui devrait être son travail. Circulez, Y a rien à voir !
Pourtant, le juge d’instruction nous en a fourni la clé, sans s’en rendre compte, simplement en étant lui-même.
Voilà donc un monsieur validé par l’école de la magistrature comme étant apte à remplir une fonction ou la probité, l’équilibre et l’intégrité sont les conditions premières requises plus encore que l’aptitude à réciter par cœur les articles du code pénal.
Or, celui-ci est apparu froid, à la limite du cynisme inconscient, sans discernement, accomplissant des actes dictés par sa conviction directement issue du cadre fixé par le Parquet, lui-même convaincu à priori. Le témoignage d’une des victimes racontant sa première audition ne laisse aucun doute sur cela.
Ne revenons pas sur le détail de cette instruction tricotée en forme d’impasse. N’épiloguons pas non plus sur les conclusions officielles qui relativisent la parole des enfants au lieu de relativiser la pertinence et la compétence de la plupart des doctes "spécialistes". La pléiade de citoyens-victimes de toutes les sortes de juridictions apporte la preuve quotidienne de leur inconsistance quand il ne s’agit pas d’usurpation ou de corruption.
La preuve est aussi faite que l’irresponsabilité morale ou judiciaire fait partie du statut de ces "autorités" dont on aimerait bien savoir exactement qui les sélectionne.
Arrêtons-nous plutôt sur l’emploi du plus visible et représentatif de ces "spécialistes", le magistrat instructeur. Il pourrait en être de même pour les autres intervenants. Qu’est-il advenu de ce remarquable fonctionnaire zélé ?
Ses qualités que le grand public à découvertes à travers cette affaire ont trouvé leur utilisation par une promotion prestigieuse et certainement pas innocente dans un secteur d’actualité sensible : le terrorisme.
Ceci pousse à s’interroger sur la pertinence et l’efficacité des instructions et des enquêtes confiées à ce juge au sein de son corps d’affectation actuel.
Et si ses instructions et leurs issues étaient de la même veine que celle d’Outreau ? On frémit.
Le risque est bien réel qu’un petit malfrat de banlieue ou d’ailleurs se transforme subitement en artificier, en kamikaze potentiel ou en chef de réseau par la magie d’une instruction ad’hoc ? Et si les coupables présentés n’étaient que des sosies ? Pas rassurant !
A ce petit jeu dangereux, quelques malchanceux peuvent se voir habillés d’un costume trop grand pour eux, relativisant par conséquent l’efficacité de la fonction de ce corps judiciaire d’élite tout en dégonflant ses biceps médiatiques.
Nous, citoyen-public, aimerions savoir en quoi les qualités révélées par ce magistrat ont à ce point séduit celui ou ceux qui ont décidé de son aptitude à une telle mission et l’y ont nommé.
C’est le prix de notre sérénité, de notre confiance et de notre sécurité, sujet de prédilection actuel de nos politiques de tous bords et de tous poils.
P-V P.