Eric,
Je n’éprouve aucune fascination pour la pègre. Je n’admire pas les assassins. Je ne suis pas anti social comme eux.
Moi j’aime vivre en paix dans la société, vivre en bonne intelligence parmi mes frères les hommes, ce qui exige certaines vertus fondamentales dont sont bien incapables des gens comme Mesrine qui ne respectent même pas la vie humaine.
Je déteste les brutes, les violents, les voleurs, profiteurs, crapules et autres ennemis de la société des gens civilisés, humains, bienveillants, probes et bien éduqués dont je fais partie.
Je ne fréquente par la voyoucratie. Ces adversaires de l’Humanité qui choisissent eux-mêmes l’exclusion, la malhonnêteté, le mépris des autres et de la société ne m’intéressent pas. Quant aux taulards que vous plaignez tant, qu’ils assument donc les conséquences de leurs actes mauvais ! Ce sont les victimes de leurs infâmes comportements qui sont à plaindre et non pas eux les agresseurs !
Ces derniers ont fait le choix responsable de mener une vie hors des règles sociales. S’ils préfèrent vivre comme des parias, c’est à leurs risques et périls. Qu’ils ne viennent pas se plaindre de se retrouver enfermés. La société se protège des êtres malfaisants et c’est parfaitement légitime de sa part.
Rien ne justifie qu’on s’en prenne à des innocents. Pas même à cause l’iniquité dont on a été victime. Au contraire, celui qui a été victime de l’injustice devrait donner l’exemple de la justice au lieu de répondre avec la violence, le vol, la vengeance ou la haine. En réalité ceux qui agissent ainsi en prétextant l’injustice dont ils ont été victimes ne sont que de vils opportunistes.
Braquer une banque est un acte crapuleux, criminel, anti social. Derrière la banque, aussi abstraite soit-elle, il y a des hommes, des êtres humains doués de raison et de sensibilité. Derrière le système qu’on critique il y a des gens comme vous et moi qui font ce qu’ils peuvent pour vivre honnêtement, qui travaillent, qui pensent, agissent avec le souci du bien-être général en toute abnégation. C’est ce qu’on appelle un Etat, une raison supérieure qui sans cesse doit se défendre contre des petites crapules sans autre idéal que le fric, la drogue, le sexe et leurs néfastes petites personnes.
Voler la société, c’est se voler soi-même, c’est voler sa famille, ses amis, l’Humanité entière car nous visons tous sur la même planète et celui qui vole son frère vole tous les êtres humains !
Trop facile de se trouver des justifications. Les assassins, voleurs, crapules (tous responsables de leurs actes car nul ne les oblige à s’attaquer à la société, à l’Humanité) ont toujours les meilleures excuses du monde pour expliquer leurs "erreurs" ! En réalité ce sont des faibles, des lâches, des minables qui préfèrent vivre dans la facilité, le crime et l’ordure sans aucun état d’âme ni conscience, sans nulle considération pour leurs frères humains honnêtes. Pour moi ce sont des êtres primaires sans envergure spirituelle, des pauvres types s’acharnant à nuire aux autres sous tous les prétextes. Et en général le vrai prétexte c’est le pognon.
Il y a des gens comme ça dénués de tout sens moral qui ne vivent que pour l’argent facile, prêts aux pires vilenies pour s’en procurer sans trop suer. Ils se retrouvent en prison et crient à l‘injustice ! Un comble.
A entende leurs hôtes, les prisons sont pleines "d’innocents"...
Tant qu’il y aura des crapules sans intelligence incapables de comprendre que la société, c’est eux-mêmes, les prisons seront leurs seules portes d’entrée dans l’existence.
Mesrine n’avait aucune intelligence sociale, pas la moindre générosité humaine : il a gâchée sa vie à fuir les hommes, agresser des gens, courir après des mensonges, des illusions, une vie négative qui s’est lamentablement terminée sous les balles de la police.
Il aurait pu construire quelque chose de beau, d’utile, de positif, de généreux pour les autres. Il a préféré le meurtre, le vol, le vice, le mépris, l’injustice, l’égoïsme, la violence, l’irrespect d’autrui.
Moi je préfère les belles âmes comme l’abbé Pierre, la mère Térésa ou bien soeur Emmanuelle qui ont fait de leur vie pleine d’abnégation, de don, de respect et d’amour une oeuvre admirable et non pas une poubelle pleine de cadavres, de souffrances, de laideurs, d’égoïsme, d’échecs et de remords.
Mesrine n’est qu’un mythe, la réalité de sa vie ratée est beaucoup plus sordide et négative que cette fausse belle image de héros qu’il traîne chez les les esprits faibles, les adolescents attardés et les vicieux.
Raphaël Zacharie de IZARRA