Chronique musicale : Dahlia

Chronique musicale : Dahlia

Nouveau courageux groupe de rock français qui a pris pour nom une fleur fatale (rendu célèbre par le romancier James Ellroy) symbolisant tout à la fois la douceur et la dureté (comme leur musique ce choix était donc logique). Du « Grand Jeu » de leur premier album sort en bourgeon deux jeunes garçons l’un chanteur-guitariste ayant grandi au pays de Dylan et l’autre violoncelliste bercé par la brit-pop.

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Révélé par une sélection au Printemps de Bourges 2001, rejoint par Yves-André Lefeuvre à la batterie, le trio sillonne les routes et les premières partie des concerts de Tarmac ou des festivals comme les Transmusicales de Rennes. Délaissant l’acoustique et l’anglais pour prendre un envol spectaculaire dans un registre proche des Louise-Attaque ou de Matmatah, leurs chansons vous toucheront en plein cœur par automatisme.

Ayant enfin trouvé un grand distributeur en la personne de Wagram Music c’est dans nos platines qu’ils arrivent ces jours ci. Les « Braises » sont chaudes et rythmées, la voix audible et agréable fait aussitôt penser à un Coldplay à la française, propre sur elle malgré certaines paroles chocs bien lancées.

En compagnie de Dominique Ledudal (As Dragon, les Rita...) ils enregistrent donc 11 titres mélangeant le rock, la folk ou encore la pop pour des mélodies qui tiennent au corps et dans la tête.

La guitare répond au violoncelle dans un tempo de batterie très ciblé et pointilleux (pour un groupe français). Cela faisait longtemps que l’on avait plus entendu travail si bien maîtrisé pour un premier opus officiel. Avec certains invités de prestiges (Guillaume Jouan) ils impriment sur leur disque une énergie sans prétention conceptuel mais dans le but de produire un bain de jouvence dans le paysage musical hexagonal.

DAHLIA, Le Grand Jeu, Wagram

le 18/07/2005
Impression