Avec leurs bouilles de premiers de la classe, leur musique qu’on qualifierait de « pop-song tube » et la belle image qu’ils donnent de leur groupe (implication dans l’environnement et le commerce équitable) pas question ici de chambres d’hôtels ravagés, de barbes hirsutes ou de recherches sur un 4 pistes à la PJ Harvey. C’est plutôt vers le son U2 des années 80-90 le piano en plus et une voix très cristalline en sus. Toujours marqués par leurs thèmes précieux tel la mort, la perte d’un être cher sur « Swallowed In The Sea », la fascination du monde, les interrogations de l’amour et du hasard dans « A Message » ou encore les questions sans réponses.
La musique rock-symphonique qu’ils composent se marie très bien avec les paroles. Chez Coldplay certaines variables seraient donc impossible à expliquer. Groupe fantasque sur certains titres, très mélodiques et apaisé sur d’autres, toujours à contre-courant (« Parachutes » leur premier opus était sortis au beau milieu de disques hurlants) mais niché dans une tranchée qu’eux seuls semblent creuser : la nouvelle vague anglaise.
Terminant leur opus par un « Twisted Logic » ou les paroles sont beaucoup plus « concrètes et dure » tandis que la musique rappelle Muse a sa meilleur époque, tout ça pour interpeller l’auditeur afin d’expliquer qu’il est inutile d’essayer de les cataloguer. Inquiet du résultat des sessions d’enregistrement (« Plus vous êtes heureux plus vous avez à perdre »), remettant à l’ouvrage constamment leurs compositions, c’est donc au bout d’un temps certain qu’est tombé ce nouvel album pour ces perfectionnistes qui proclament « pour être un grand groupe ils faut jouer ensemble ».
C’est bien le cas sur cet opus qui fera le tour des platines (avant celui des stades) du monde entier.
