C’est sur un dessin fait de lavis, de noir, de gris, de blanc, d’estompages, du sombre à l’obscur, que O.G Boiscommun nous entraîne tout au long d’un poème vicuel, une ode à la peur, au noir, où l’on trouve du mystique, le diable, et une gargouille protectrice.
Joe se confie peu, il est introverti, depuis la mort de sa mère, il n’a plus la même vie, tout est chamboulé, et son père le délaisse pour le travail, ils se voient juste lors de la pause déjeuner. Béatrice sa meilleure amie, elle aussi a du mal à comprendre Joe, elle essaye, elle l’interroge, mais reste sans réponse. Joe a ses secrets, il a un chat, qu’il voit en cachette, abandonné comme lui, c’est sur le toît de son immeuble qu’il le retrouve tout les soirs.
La nuit est au centre de tous les mystères, de toute poésie, de toutes expériences pour affronter ses peurs, c’est dans la peau d’un de ces monstres et son côté sombre reste très inquiétant à son père et Béatrice.
O.G Boiscommun a trouvé ses inspirations graphiques entre Loisel et Bilal. Féru d’animation (Walt Disney notamment), il a co-réalisé un dessin animé : Bamboo Bears produit par Story. Boiscommun est un habitué des contes, il a déjà publié un premier conte graphique en 2001, scénarisé par Dieter : Le Livre de Sam.
