Et cette arrivée tardive en littérature n’a rien d’un passe-temps tranquille de retraité. Jean Calembert écrit avec gourmandise, curiosité et une attirance manifeste pour les destins hors normes, les marginaux, les artistes impossibles à ranger dans une case et les personnages dont les failles comptent autant que les réussites.
Son premier roman, Joe Hartfield, l’homme qui voulait tuer Donald Trump, paraît en 2020. Un titre volontairement provocateur pour un roman qui joue avec la politique, l’ironie et l’imaginaire. Le livre attire l’attention de la presse, notamment du Monde et du Soir.
Deux ans plus tard paraît Le Mal-Aimé. Un ouvrage plus intime, plus intérieur, qui reçoit notamment les encouragements d’Amélie Nothomb.
Mais c’est avec Où vas-tu, nuage ?, publié en 2024, que Jean Calembert plonge pleinement dans cet univers artistique singulier qui semble désormais le fasciner. Il y raconte Jaber Al-Mahjoub, personnage extraordinaire associé à l’Art Brut, artiste autodidacte découvert et soutenu par Jean Dubuffet, devenu au fil des années une figure presque légendaire.
Jaber fut boulanger, boxeur, chanteur, peintre, sculpteur, voyageur et électron libre. Jean Calembert reconstitue son existence en mêlant enquête, témoignages, documentation et imagination romanesque. Le livre trouve notamment un écho à la Halle Saint-Pierre à Paris, lieu emblématique consacré à l’Art Brut et aux expressions artistiques marginales.
Cette rencontre littéraire avec Jaber semble avoir ouvert une nouvelle voie à l’auteur.
Car son quatrième livre, Le Soleil rouge, attendu officiellement le 1er octobre 2026, poursuit cette exploration des artistes qui ont transformé leur existence en œuvre.
Cette fois, son héros s’appelle Pantin. Derrière ce pseudonyme se cache Patrick Eden, un homme dont la peinture semble avoir constitué à la fois un carnet de voyage, une autobiographie éclatée et un refuge contre le monde.
Adolescent au moment de Mai 68, Patrick grandit dans un univers marqué par le théâtre populaire, les cirques itinérants et les routes de montagne. Très tôt apparaît chez lui une obsession : être libre. Libre des conventions, des trajectoires prévues et de cette existence avec mode d’emploi que la société aime proposer à chacun.
Sa vie est faite de déplacements, de rencontres, de passions et de ruptures.
Il y a notamment Marie, amour solaire. Puis Agathe et des années plus sombres. Peu à peu, Patrick devient Pantin.
Et Pantin peint.
Il peint ce qu’il ne sait peut-être pas toujours dire. Il transforme ses emballements, ses angoisses, ses joies, ses blessures et ses contradictions en couleurs.
Au centre du livre apparaît ce Soleil rouge qui lui donne son titre. Une œuvre et presque un symbole : une lumière dans laquelle bonheur et désespoir semblent pouvoir cohabiter.
Car Pantin est tout sauf un personnage linéaire.
Il recherche l’amour tout en le fuyant. Il a besoin de l’amitié mais peut s’en éloigner. Il désire la liberté tout en souffrant parfois de ce qu’elle implique. Lorsque la reconnaissance artistique arrive enfin, elle ne résout rien. Au contraire, l’équilibre devient plus fragile.
Les tableaux gagnent en intensité tandis que l’angoisse progresse.
C’est précisément cette contradiction qui intéresse Jean Calembert.
Le Soleil rouge ne cherche donc pas à fabriquer artificiellement la légende d’un artiste maudit. Son auteur affirme avoir travaillé à partir de témoignages, de cahiers, d’entretiens et d’enquêtes ciblées afin de reconstruire au plus près le parcours de Pantin.
Une biographie documentée, mais écrite avec les outils du romancier.
L’homme n’est ni sanctifié ni protégé de ses propres failles. Et c’est probablement là que réside l’intérêt du projet : raconter un artiste sans séparer artificiellement l’œuvre de l’être humain qui l’a produite.
Le livre lui-même revendique cette proximité avec le monde des artistes singuliers. La couverture a été dessinée par Philippe Martinery, artiste libre associé à l’esprit du mouvement Cobra et également proche de Jaber. La préface est signée Philippe G. Brahy, peintre, philosophe et poète au tempérament joyeusement anarchiste.
Pour Le Soleil rouge, Jean Calembert a également choisi une autre forme de liberté : l’autoédition.
Non par défaut, mais par volonté de conserver la maîtrise éditoriale et artistique de son livre.
L’auteur a choisi de retravailler avec l’imprimeur qui avait réalisé Où vas-tu, nuage ?, avec l’ambition de produire un véritable objet : couverture à rabats, fabrication soignée, mise en page travaillée, papier agréable et cette dimension physique du livre que les amoureux de l’édition connaissent bien.
Pour financer cette fabrication, Jean Calembert lance aujourd’hui une souscription auprès de ses lecteurs, amis et de tous ceux que peut intriguer cette étrange proposition : découvrir le quatrième livre d’un écrivain qui a attendu 77 ans avant d’écrire le premier.
Et finalement, c’est peut-être cela, la plus belle histoire derrière Le Soleil rouge.
Nous passons une partie considérable de notre existence à entendre parler de ce qu’il faudrait accomplir avant 30, 40 ou 50 ans. Jean Calembert rappelle tranquillement que la création se moque de ces calendriers.
À 77 ans, il commence.
À 84 ans, il en est à son quatrième livre.
Et il se présente toujours comme un jeune écrivain.
Difficile de lui donner tort.

Le Soleil rouge, de Jean Calembert
Parution officielle : 1er octobre 2026
Souscription actuellement ouverte.
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Pour la souscription de soutien, qui sera clôturée le 30 septembre, c’est très simple :
1. Choisir une des trois formules :
* Le soleil rouge : 20€ + 5€ de frais de port = 25€ * Le soleil rouge + Où vas-tu, nuage ? : 40€ + frais de port = 50€
* Mécénat (partenariat « ad hoc » à discuter) : à partir de 100€
2. Faire le virement sur le compte de Jean Calembert, IBAN : BE62 0354 6526 2561
3. Ne pas oublier en communication de spécifier la formule choisie et de donner l’adresse de livraison. Le livre vous sera livré dans les 5 à 10 jours ouvrables ... à partir du 1/9/2026
Pour obtenir davantage d’informations sur Le Soleil rouge, Pantin ou les précédents ouvrages de Jean Calembert : laborel@skynet.be
