Ce jeudi 13 août 2026, le six millionième voyageur de Trenitalia France a embarqué à bord du Frecciarossa n°6147 à destination de Marseille-Saint-Charles. Presque cinq ans après son arrivée dans l’Hexagone, en décembre 2021, l’opérateur italien célèbre ainsi une étape importante de son implantation française.
Au départ, Trenitalia avait surtout fait parler d’elle en venant concurrencer le train à grande vitesse français sur l’axe très stratégique Paris-Lyon, avant de développer Paris-Milan puis d’étendre son offre jusqu’à Marseille. Aujourd’hui, les Frecciarossa relient notamment Paris, Lyon, Marseille et Milan, avec plusieurs dessertes intermédiaires comme Avignon, Aix-en-Provence, Chambéry, Modane ou Turin.
Six millions de voyageurs ne signifient évidemment pas que Trenitalia a bouleversé le paysage ferroviaire français du jour au lendemain. Mais ce chiffre confirme quelque chose qui était loin d’être évident lors de son arrivée : es voyageurs français sont prêts à changer leurs habitudes et à essayer un autre opérateur lorsqu’une alternative existe.
La compagnie mise notamment sur quatre classes de confort, deux espaces de voyage Allegro pour une ambiance plus conviviale et Silenzio pour ceux qui souhaitent du calme, une restauration d’inspiration italienne et un Wi-Fi gratuit et illimité.
Pour Marco Caposciutti, président de Trenitalia France, ce cap représente avant tout « la confiance accordée par les voyageurs ». La compagnie entend désormais poursuivre son développement et renforcer progressivement son implantation sur les grands axes français et européens.
L’histoire est d’autant plus intéressante que Trenitalia fut, en 2021, le premier opérateur ferroviaire européen à venir exploiter des lignes à grande vitesse en France dans le cadre de l’ouverture à la concurrence. Cinq ans plus tard, l’expérience n’a donc rien de marginal : six millions de billets plus tard, les trains rouges italiens font désormais partie du paysage.
La véritable révolution n’est peut-être d’ailleurs pas de savoir si les voyageurs préfèrent un Frecciarossa à un TGV. Elle tient simplement au fait qu’ils commencent à avoir le choix.
Et dans le monde ferroviaire français, longtemps organisé autour d’un seul acteur, ce changement-là est déjà considérable.
