Posséder un QI élevé est finalement plus un prestige social qu’autre chose.
Comprendre cela, c’est déjà gravir un premier degré dans la saine intelligence. Cette dernière est d’abord et avant tout l’entente sociale. Je constate que partout les tests de QI génèrent des passions déplacées, comme si c’était là la quête sociale finale, la récompense suprême d’une vie humaine, la valeur définitive de l’individu... Notre société valorise ce qu’elle définit comme l’intelligence selon les critères réducteurs des tests du QI. Ainsi les "surdoués" sont bien vus, comme si c’était chez eux une vertu, un mérite, une qualité humaine.
Tous adhèrent à cette intelligence-étalon que l’on mesure précisément, à l’unité près de la même manière que l’on mesurerait l’amour avec des chiffres. Les esprits se confinent dans cette certitude que la vraie intelligence est là, puisqu’on l’a ainsi désignée officiellement... Voilà ici une belle preuve de bêtise collective.
