Ne craignant pas le ridicule, ils vont même jusqu’à se rendre sur place à New-York avec toutes leurs équipes pour mieux "informer" les français en disséquant les élections... Que ce soit Bush ou Querry le vainqueur, cela ne changera évidemment rien à la vie quotidienne des 60 millions de français, mais tous ces journaleux pénétrés de leur importance font comme si l’ordre de l’Univers dépendait de l’issue de ces élections. Ils ont tous l’air tellement convaincus qu’aux USA se déroule en ce moment LE phénomène du siècle et que chaque français ne doit rien ignorer des moindres événements qui s’y passent !
Ces héros infatigables de la presse se sentent investis d’une mission. Epris d’idéal journalistique, poussés par le devoir professionnel, ils se sentent redevables de discours, d’explications, de reportages envers les populations qu’ils informent. Et en plus ils ne cessent de mettre en avant leur éthique !
Il y a une énorme différence entre le vrai journalisme et le vulgaire matraquage de cervelles. N’est pas Albert Londres qui veut.
Raphaël Zacharie de Izarra
