L’idée de mettre en scène une gagnante de Top Chef est maline : elle ancre le film dans une France contemporaine, populaire, loin du simple décor, et donne une saveur concrète au parcours du personnage. En revanche, Bastien Bouillon, d’ordinaire bluffant, peine ici à rendre crédible son rôle de garagiste immature de province ; quelque chose sonne faux, comme si le personnage restait à la surface de lui-même.
Quant à l’idée de faire chanter les personnages, elle est tout simplement catastrophique : elle casse l’émotion au lieu de la prolonger, alourdit le propos et frôle parfois le ridicule. Malgré cela, le film, peu original dans sa forme, aborde des thématiques justes et touchantes : le retour aux origines, les occasions manquées, les silences familiaux.
Partir un jour ne marque pas durablement, mais il laisse une trace fragile, imparfaite, et finalement assez humaine.
