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Juliette Savaëte
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Dernier article : 13 juin 2026
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Juliette Savaete née en 1975 est plasticienne et peintre neuro atypique diplômée des beaux arts de Paris et Camberra (Australie). Elle est également Art thérapeute. Elle vient de finir la rédaction de son premier livre autobiographique et Manifeste pour l’Art.
Sur Instagram : @juliettesavaete
Les articles les plus lus de Juliette Savaëte
« Douceur de la musculation pour les artistes, les queers, les femmes, les inadaptées, les vieux, les handicapés, les neuro-atypiques, les parents, les pauvres, les non-conformes, les dégoûtés du sport. » Martin Page
Un pelliculage caressant et luxueux, qui protège contre les rayures et les ultraviolets, les blessures et les calamités, l’objet est doux, (...)
Le jour où mon étrange est devenu visible. Neuroatypie : le diagnostic qui réécrit une vie.
Il y a des vies qui ne commencent vraiment qu’au moment où elles trouvent enfin leur nom. Longtemps, tout semble flou, excessif, décalé, (...)
Et si Thierry Marx arrêtait la Cuisine pour se consacrer à la Peinture ?
La couleur est mon langage. Elle donne le sentiment au trait, une sorte d’émotion. Le trait quant à lui, donne la forme. La couleur la rend (...)
Comment je me suis mise nue Place de la République
Ecrire, pour moi, c’est comme « naître » mais en décalé. C’est rose clair, doux et chaud. Ça sent le frais, je m’y sens bien (...)
Synesthésie, Asperger, HPI : plongée dans un cerveau où les mots deviennent couleurs, sons et sensations
Je vis dans un monde que je souhaite vous partager tant il est riche, musical, et coloré. Je marche dans un monde qui ne porte pas le même (...)
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Le plus récent : Le corps de lumière.
À redécouvrir : Lettre à tout ceux qui n’ont jamais entendu mon silence
Articles de Juliette Savaëte
Neuroatypie : nous ne parlons pas la même langue.
Le psychiatre me regarde avec douceur. Je le sens, il sait qui je suis. Il m’interroge un peu fébrilement ; il connait déjà ma réponse.
Avez-vous souvent l’impression de « jouer un rôle » socialement ?
Docteur, je vis parmi les autres avec la sensation d’être décalée. Je (...)
Dans le cerveau d’une neuroatypique
À l’intérieur de mon enveloppe corporelle rigide, une terre sensorielle subsiste. Il y a un labyrinthe fait de pensées, de concepts. Chaque pore de ma peau tremble, vibre, au rythme des sons et des lumières changeantes. Un battement de coeur extérieur résonne jusque dans mes (...)
Artiste neuroatypique, le dessin comme langage silencieux.
La fenêtre est ouverte, je sens une légère brise d’air me caresser le visage, des enfants au loin jouent et crient. Des oiseaux chantent comme ils volent. Ils traversent l’air comme des cerfs-volants. Un vert pomme arrive, il illumine la toile, c’est un jardin d’été à (...)
Le bruit des autres, le silence en soi.
Le psychiatre me questionne :
Vous sentez-vous à l’aise dans les conversations de groupe ?
Vous savez, pour moi cela ressemble à une mer agitée. Il y a beaucoup d’écume et peu de profondeur. Quand trop de voix parlent à la fois, les mots se vident de leur poids et deviennent du (...)
Une neuroatypique dans la jungle de Paris
J’ai un rapport poétique et labyrinthique à l’espace urbain. C’est à la fois analytique, sensoriel et imaginaire. Je recherche les structures, les motifs et les logiques de mon environnement. Pour moi, une ville c’est un immense réseau de structures. Il y a des rues, des (...)
Sergeï Prokofiev au casque, plongée dans un monde parallèle entre musique et vérité
Sergeï Prokoviev, Romeo et Juliette à l’écoute pendant que le monde dort encore. La musique transperce mes organes internes. Elle touche mon âme et mon coeur. C’est sublime de poésie, d’intensité. Comment transmettre ces moments immatériels, sensuels, qui vous caressent sans (...)
On prédit l’extinction du Printemps
Gris, prune, je reprends un nouveau dessin, Mozart, une boisson jaune dans une canette verte et trois bouteilles d’eau plate à l’étiquette rose. Une vaporette rose fushia au goût buble-gum, des pots de crayons aux multiples couleurs, l’espace de travail est ordonné, structuré, (...)
L’étrangère du second degré
Le psychiatre m’interroge : Avez-vous du mal à comprendre les sous-entendus, l’ironie, le second degré ?
Je ne comprends rien à l’humour. Je comprends autre-chose, autrement. Je ne ris pas de la blague, mais davantage du fait de ne pas la comprendre. C’est (...)
La Neuroatypie, super-pouvoir ou tragédie sociale ?
L’Homme déteste sa vie, et chie sur les plus beaux monuments du monde comme les pigeons te chient dessus. Il pue, il abîme, il agresse, c’est électrique, bleu et jaune en même temps. L’Homme est couleur blanc-vert, noir-cramé, rose-poudré, ou caramel- beige-gras. Les cyclistes (...)
Que ressent un neuro-atypique lorsqu’il se promène en ville ?
La rue c’est de la vitesse, du vide sonore qui résonne, du vacarme, de la ferraille qui claque, ça explose dans mon corps. La circulation c’est le tourbillon d’un non-sens de véhicules, des objets roulants non identifiés, des sortes de gros légos pour adultes. Il y en a des (...)
A la recherche de mon ombre (ma neuropsychologue)
(Dans cette série exclusive sur Lemague.net, Juliette Savaëte nous raconte ses rencontres imaginaires avec les grands artistes du monde de l’art ou d’ailleurs, morts ou bien vifs.)
Je me réveille d’une sieste profonde chaude rose-bonbon-fuschia. Mais soudain, la réalité me (...)
Comment se faire des amis en politique ! (Platon)
(Dans cette série exclusive sur Lemague.net, Juliette Savaëte nous raconte ses rencontres imaginaires avec les grands artistes du monde de l’art ou d’ailleurs, morts ou bien vifs.)
Le psychiatre : - Avez-vous eu des difficultés à vous faire des amis ?
Se faire des amis ?? je ne (...)
Et si Thierry Marx arrêtait la Cuisine pour se consacrer à la Peinture ?
La couleur est mon langage. Elle donne le sentiment au trait, une sorte d’émotion. Le trait quant à lui, donne la forme. La couleur la rend vivante, existante, vibrante. Elle va donner du volume à la forme. Elle va la remplir. Le trait est l’ossature, la couleur le muscle, la chair, (...)
Le dernier message laissé au monde par Karl Lagerfeld
Garder le rythme, la régularité, la discipline, croire en soi, en ce que je fais, croire en mon investissement, mon intégrité, ne rien lâcher, ne rien abandonner. Se donner au combat de l’incertitude, un « contre soi » envers tous. Finaliser, enchaîner, poursuivre, jouer avec les lignes, (...)
La nouvelle bible du sport hybride de Rudy Coïa est arrivée. Et elle pèse lourd.
Avec « Hybrid », Rudy Coïa livre un ouvrage massif et précis qui remet les choses à leur place. Finies les idées approximatives et les fantasmes autour de cette discipline en pleine explosion. Ici, on parle de réalité, de méthode et de terrain. Cette auto-édition, proposée sous forme de drop, (...)
Des petits cailloux blancs jusqu’à la mère.
(Dans cette série exclusive sur Lemague.net, Juliette Savaëte nous raconte ses rencontres imaginaires avec les grands artistes du monde de l’art ou d’ailleurs, morts ou bien vifs.)
C’est la période des fêtes. Je déteste ces moments. Les dates d’anniversaires et les (...)
Prendre les armes avec Greta Thunberg
L’écriture, comme le dessin, ça m’isole, ça me met dans un en « dehors de la vie » mais aussi là ou je la ressens le plus intensément vibrer en moi. Poser des mots, des couleurs et des lignes sur un papier c’est ma manière d’exister ici, sur cette terre. (...)
Le président de ma république me sert la main (Josef Schovanec)
(Dans cette série exclusive sur Lemague.net, Juliette Savaëte nous raconte ses rencontres imaginaires avec les grands artistes du monde de l’art, morts ou bien vifs.)
Je déteste me « vendre », me raconter pour exister. Je préfère être reconnue pour mes actes, mes oeuvres, ma pensée. (...)
Drame au Louvre, un cheval fou entre dans le musée (La Joconde)
(Dans cette série exclusive sur Lemague.net, Juliette Savaëte nous raconte ses rencontres imaginaires avec les grands artistes du monde de l’art, morts ou bien vifs.)
Je recherche l’émotion, la vibration constante, partout tout autour de moi, dans le quotidien, dans mes rencontres (...)
Comment je me suis mise nue Place de la République
Ecrire, pour moi, c’est comme « naître » mais en décalé. C’est rose clair, doux et chaud. Ça sent le frais, je m’y sens bien comme dans une pièce laissant entrer le soleil au printemps. Je m’y sens en sécurité, apaisée. C’est une mixture colorée, une salade (...)
