Bernard Lubat : l’obsessionnel

Bernard Lubat : l'obsessionnel

Il y a quelque chose d’obsessionnel et récurrent qui lie Lubat à la Musique. Bernard Lubat, c’est le Fou jouant. Un concert mené tambour battant par le maître nonchalant est une ballade fantasque dans le laboratoire des expérimentations grotesques ou subtiles, belles et éphémères.

Lubat, on ne peut le comprendre, l’apprivoiser ou l’apprécier qu’en live, sur scène, dans l’arène, face à la foule qui jubile, applaudit ou reste coi.
Lubat ne chante pas, il récite, il module, il crie, il oralise, il s’amuse des sons, des rythmes et des codes.

Entre le délire récréatif d’un conservatoire fabuleux ou le terrain sublime de l’expérience, Lubat trace un fil invisible entre nous et un imaginaire immense, futile et profond. Nous sommes dans la fêlure, sur la corde raide de la création. Le musicien est un captateur, un gesticulateur, un gouailleur avec l’accent de son sud ouest.
Occitan, excitant, dérangeant, Bernard Lubat casse toutes les harmonies, prends les pianos à l’envers, rue dans les brancards de la création.

Lubat ne fait pas spectacle, il est Spectacle. Funambule tour à tout pataud ou aérien, rigolard ou cynique, son univers de détournement vaut tous les détours du style.

Numéro à un seul musicien, multiface, multicien, Bernard Lubat est le dernier de sa race, adolescent attardé qui jouerait pour les initiés et le peuple dans une cacophonie dégrénée et réjouissante.

Bernard Lubat était en concert à Teranova 2004 grace à l’invitation de Philippe KREBS

Bernard Lubat était en concert à Teranova 2004 grace à l’invitation de Philippe KREBS