L’Auberge du Malgré-Tout
Au-dessus de la ville de Revin, dans le département des Ardennes, après avoir emprunté une route de montagne vers les hauteurs du Mont Malgré-Tout, se situe, au fond des bois, l’Auberge du Malgré-Tout.
On pourrait se croire, après cette brève description, dans le film de Claude Autant-Lara de 1951 « L’Auberge Rouge », sauf que vous n’y verrez ni Fernandel, pas même Françoise Rosay et encore moins Julien Carette, car l’Auberge du Malgré-Tout n’est pas un coupe-gorge où le client se fait tuer et dépouiller mais un joli lieu de vie où il fait bon se poser autour de belles et bonnes assiettes ou de prendre pension dans l’une des six chambres.
C’est le Chef de Cuisine Bertrand Grandhomme qui officie aux fourneaux, après avoir travaillé pour de Grandes Maisons.
Ce jeune Chef nous concocte une belle cuisine de terroir et a le talent de nous emmener, à partir de ses fumets et saveurs extraordinaires, vers les contrées les plus reculées des souvenirs de notre enfance, au Pays de la bonne cuisine de nos grands-mères ou de nos tantes qui savaient nous faire de bonnes surprises culinaires.
Bertrand Grandhomme est un homme simple, affable, sachant vous accueillir et vous mettre à l’aise. Il est passionné par sa cuisine mais aussi par ses chiens, la chasse. Il aime la montagne, la moto et les belles voitures mais n’a que peu de temps à se consacrer à ses loisirs, métier oblige.
Mon repas commence par un apéritif, accompagné de tranches de jambon sec, d’andouille à la viande, de boudin blanc et de terrine de paleron qui constituent une mise en bouche autant agréable que surprenante.
Mon entrée est une belle part de tourte ardennaise avec une salade fraîche et bien assaisonnée.
En plat de résistance, le Chef me propose une andouille à la ficelle qui s’avère être un vrai régal et l’accompagnement est magnifique puisqu’il s’agit d’une purée de céleri et ses chips de patate douce, de navets et champignons poêlés et d’une sublime Baïenne de pommes de terre aux oignons. Un vrai délice.
N’ayant plus faim, j’accepte cependant un morceau de Tomme des Ardennes qui est un très bon fromage agréable. Le tout arrosé par un Saint-Nicolas de Bourgueil 2017 « Les Galipots », très gouleyant.
Quant au dessert, c’est un crumble aux poires, pommes et myrtilles qui laisse une belle fin de bouche.
Ne ratez pas cette étape, dans cette belle Maison où Françoise et Jean-Marie Grandhomme (les parents du Chef) sauront vous accueillir autour d’un bon feu à l’âtre et d’une douce musique du « Duo Mélopée » avec leur fille Caroline Grandhomme à la Harpe et François Berne au violoncelle.