Quelles nouvelles, bonnes nouvelles naturistes ?

Quelles nouvelles, bonnes nouvelles naturistes ?

Si vous avez apprécié les cinq interviews de naturistes authentiques cet été, vous aimerez aussi sans doute lire les 12 nouvelles naturistes de Franck dit Bart. En France, Espagne, Roumanie et Croatie, ses personnages déambulent à nu et au naturel. Dans un style décapant et enlevé, l’humour n’est jamais absent comme toujours dans ses écrits littéraires. Il contredit l’affirmation naïve et pédante qui voudrait nous faire croire, que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil tout nu ! Les naturistes ont aussi leurs beaufs, pardi ! D’autant que, c’est bon signe, il dérange encore et toujours, puisque les médias naturistes l’ont boudé, à par un seul et courageux. A vous de découvrir en toute liberté et sérénité ses « Nouvelles naturistes » et vous faire votre idée, que vous soyez, textiles ou naturistes ….

Franck dit Bart connait bien son sujet. Il côtoie le milieu naturiste depuis déjà plusieurs décennies et a roulé sa bosse dans plusieurs pays d’Europe (Espagne, Allemagne, Autriche, Suisse, Scandinavie, Grèce, ex Yougoslavie…).

C’est en Allemagne, qu’ado boutonneux et déjà très curieux, il a découvert le nu pratiqué dans la nature et les parcs de Munich, lors d’un séjour linguistique pour préparer une émission de radio. Franchouillard prude et pas du tout habitué à un tel spectacle, il fut très choqué, buvant bière sur bière pour oublier…
Retour selon lui aux origines de son naturisme en Allemagne. Remis de ses émotions, c’est sur les côtes de la Mer du Nord, lors d’un chantier de jeunes bénévoles en mixité avérée venus de toute l’Europe sur une île paumée, qu’il s’adonna l’après-midi à cette pratique naturelle, afin de se reposer d’une matinée passée à planter des arbustes pour retenir la dune
Quelques années plus tard, en Grèce sur une île de la Mer Egée, il se jeta à nouveau à l’eau sans maillot et depuis, cette pratique à fleur de peau ne l’a plus quitté. L’attrait de l’art et sa fascination pour les expressionnistes du mouvement « die Brücke  » (« Le Pont ») l’amenèrent à plusieurs reprises à allier ses études et recherches aux agréments naturistes aux abords des parcs et lacs à Berlin.

En France, c’est en région parisienne qu’il devint membre d’un club naturiste durant une bonne décennie. Et depuis qu’il est installé à l’année en Médoc dans un grand centre naturiste, il se bat pour le respect de la nudité et des valeurs liées à l’éthique naturiste. Il tente même avec quelques amis artistes de créer un pôle culturel autour des valeurs fraternelles du naturisme en commun.

Au sein du mouvement naturiste ouvert lors d’une époque faste à ses actions, il a organisé dans le passé assez récent des conférences autour du naturisme et invité pour débattre et présenter l’histoire du naturisme à la Belle Epoque, l’historien Arnaud Baubérot et Céline Beaudet spécialiste des milieux libres anarchistes.
Toujours très actif, il a lui-même animé des conférences concernant le mouvement « die Brücke » (1905 / 1913), Dresde / Berlin, un pont entre révolte et naturisme.

Après la publication de deux romans, « Carl et les vies parallèles  » (2006) et « Dagmar » (2012) http://www.syblio.com/dagmar qui abordaient déjà d’une certaine façon la question du naturisme, il s’est décidé à rassembler 11 nouvelles écrites au fil du temps et en rajouter une datant de 2012, afin de proposer ce recueil thématique de nouvelles, autour uniquement du thème du naturisme.

Et comme dans ce milieu très fermé, il ne se passe pas grand-chose, c’est à partir de ses expériences, voyages, observations et son imagination fertile qu’il en a tiré des personnages et des histoires courtes, qui s’adressent à tous les publics à la fois textiles et naturistes.
Pour vous donner un éventail de son travail littéraire en nouvelles. Vous trouverez un gamin pas très jouasse qui rêve de retrouver l’amour maternel ; une famille avec une gamine à la Zazie de Queneau a gagné un voyage en Roumanie ; un motard bourlingueur en ras le bol du moto boulot dodo parigot se rend en Andalousie ; le danseur Malkovsky sur l’écran blanc en soirée cinéma ; un jeune couple d’étudiants en sociologie dans un grand centre naturiste situé en Méditerranée est voué aux préjugés de ses voisins, tous des anciens issus du maintien de l’ordre ; un jeune homme homosexuel très cultivé s’en prend plein la tronche à ses dépens de la part du naturisme familial ; un couple à la dérive tente de se rapprocher lors d’un voyage en Croatie avec plus dure sera la chute ; Bernard un fugitif ermite sur le mode fantastique ; un militant naturiste se fait allumer par une animatrice radio ; un homme textile fantasme sur un top model naturiste ; des jeunes naturistes sur une plage du Médoc découvrent les vertus thérapeutiques des galettes de pétrole et un bon père de famille avec deux enfants est aux prises avec les affres d’un forum naturiste à la langue de bois vermoulue.

Variété garantie, style alerte et revigorant, le Bartos s’en donne à cœur joie et prend grand plaisir à dégommer les préjugés qui collent à la peau des naturistes.

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Lui-même pourrait déclamer « La chanson du mal aimé » de ce cher Apollinaire, tant les médias naturistes le boudent copieusement. A part la revue Naturisme magazine qui lui a déjà consacré une interview. Un article concernant ses Nouvelles naturistes devrait paraitre dans le prochain numéro de décembre 2013.
La télé naturiste sur la toile, la revue La vie au Soleil et celle de la fédération française de naturisme ne sont pas enclines à informer leur public de la publication de son dernier opus, dont le thème pourtant aurait pu laisser penser qu’il les aurait intéressés de très près. Et bien non !

Pas plus d’ailleurs que sur les forums naturistes où règne la plupart du temps un climat délétère à son endroit. Du fait de son humour, sa dérision et sa franchise à ne pas vouloir parler à l’unisson le discours lénifiant et dominant, que distille en sous-main la FFN (fédération française de naturisme). Ainsi, quatre ou cinq individus du Sud-Est monopolisent pour ainsi dire toute la parole de façon dictatoriale. Ils sont à la fois juge et partie civile, puisqu’ils sont censés modérer…
Résultat des courses, sans autre forme de procès de Moscou, ils censurent et virent à tour de bras sur tous les fronts. Finie la parole libre pour les personnes sensées, comme le Bartos, figure notoire de l’empêcheur de tourner en rond, qui se réclament d’analyses historiques et sociologiques du naturisme et s’illustrent par des propositions concrètes et culturelles, pour sortir le monde naturiste de ses carcans où il est enfermé depuis trop longtemps.
Pour vous donner une image sibylline et assassine du discours de Gilles militant de l’APNEL (association pour la promotion du naturisme en liberté / cherchez l’erreur), le grand manitou tenancier du forum Vivre nu à l’égard du Bartos : « En fait l’ensemble des modérateurs ne souhaitent plus te lire sur les forums qui se sont apaisés depuis quelques temps. Tes messages seront effacés automatiquement toutes les heures pour une période indéterminée ».

Vous l’aurez compris, le libre exercice de l’esprit critique et constructif ainsi que les expressions culturelles naturistes sont considérés comme dangereux chez les tenants du naturisme. Pour vous donner une idée, un colistier sur le forum du site de la FFN s’était même permis un jour de se vanter d’avoir brûlé dans sa cheminée un exemplaire du premier roman publié par le Bartos, sans aucune modération de la part du site. Si ce n’est d’avoir viré illico presto le Bartos qui se plaignait de tels propos liberticides tenus sans autre forme de modération que le silence.
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article8377
Suite à mon article pour le Mague, sans jamais que le Bartos ne reçoive des d’excuses de la part du flambeur et du modérateur, un léger nettoyage des propos a été effectué pour rendre plus propre et présentable ce forum aux personnes non inscrites.

Dèche ou déchéance encore, l’éditeur Kirographaires qui avait édité les deux derniers ouvrages du Bartos a coulé bas. Il reste quelques exemplaires chez l’auteur qui a repris ses droits pour représenter ses Nouvelles naturistes chez un autre éditeur. SI JAMAIS UN EDITEUR LIT CET ARTICLE … !

Le Bartos en révolte légitime contre ses fausses frangines et faux frangins naturistes pourrait chanter du soir au matin cette chanson de François Béranger :

Seulement, sans être du tout du genre à tendre la joue et attiser le bâton pour le battre, ni faire son autocritique comme chez les maos-staliniens, le Bartos conçoit pertinemment que même si les naturistes partagent des valeurs communes, le meilleur moyen de les rassembler consiste à travailler ensemble en privilégiant justement ce qui les rassemble. Plutôt gratifier ce qui unit les naturistes que ce que les divisent.
Pour se faire un gros travail doit être effectué dans l’acceptation et le respect de l’autre dans ses différences et sa singularité, en mobilisant toutes les facultés de l’être humain : l’intelligence, l’intuition, l’imagination et la créativité. Autant de domaines où les naturistes femmes et hommes ont des aptitudes à exprimer dans la richesse de leurs différences et le respect mutuel.
Comme l’a dit si ouvertement et clairement dernièrement son ami Daniel Gapin lors de la conférence qu’il a animée et modérée au sujet de la laïcité pour l’association Médoc Culturel  : « l’humain demeure la valeur absolue de la personne ». Cela passe forcément par le respect des autres et de soi-même.

Débusquer et tirer la langue à tous les préjugés, apprendre à penser par soi-même et s’extraire du moule de la pensée unique….. Il y a du travail ! Au boulot !

Moi la Singette qui en jette, je leur dédie ce bon mot de Montesquieu : « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un grand géni, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux ».

Et puis je vous rassure, il existe des personnes naturistes merveilleuses dans ce petit monde un peu fermé dans sa coquille, du côté du bon vent de Marseille, Paname mais aussi dans le Médoc en créations fraternelles…

En attendant, que vous soyez naturistes ou textiles, ses « Nouvelles naturistes  » vous tendent les bras à passer un agréable moment et découvrir ce monde si particulier avec ses joies, ses peines, ses travers, comme n’importe quel monde perfectible, avec humour et dérision.

Dans l’immédiat, Franck dit Bart propose les derniers exemplaires de ses « Nouvelles naturistes » en sa procession au tarif de 18,95 euros, port compris sous enveloppe à bulle et dédicacé. Pour se faire, il vous suffit de la joindre par courriel à l’adresse suivante : franck.franckditbart@laposte.net

Franck dit Bart, Nouvelles naturistes, éditions Kirographaires, 170 pages, février 2013, 18,95 euros