L’Auberg’ine de Sandrine Larvoir et de Nicolas Legrand
C’est à Sainte-Anne d’Auray, dans le Morbihan, que nous avons eu le plaisir de tester L’Auberg’ine dont on nous parlait tant et là, il faut avouer qu’il est impossible de sortir de ce bar à vins en étant insatisfait.
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Elle a de qui tenir, cette Sandrine Larvoir-Legrand et on retrouve en elle tout le savoir-faire et le savoir-être de ses parents, lesquels exercent leurs talents à L’Auberge, belle et incontournable Maison connue des fins gourmets et autres gastronomes.
L’Auberg’ine n’est pas un banal bar à vins comme on en voit fleurir un peu partout aujourd’hui. Le vin est un produit noble et il est utile de s’y connaître pour pouvoir parler des différents terroirs et de la vigne, avant de le conseiller en accord parfait avec les mets proposés.
Outre sa formation de sommelière, on sent bien que Sandrine aime profondément le vin et paraît intarissable lorsqu’elle l’évoque.
L’Auberg’ine est également un très bon restaurant mais il faut dire que Nicolas Legrand, le mari de Sandrine, a été à bonne école durant sept années auprès du père de Sandrine qui n’est autre que le très grand Chef Jean-Luc Larvoir qui a su régaler le Pape Jean-Paul II, comme il sait ravir les papilles de celles et ceux qui ont le bonheur de fréquenter sa belle Table.
C’est d’ailleurs à l’initiative de Jean-Luc Larvoir que L’Auberg’ine a été créée en 2012.
Sandrine accueille, conseille et vante les vins de petits producteurs qui valent la peine d’être mieux connus. Cette femme est un vrai tourbillon, elle va de table en table, débouche les bouteilles, sent les bouchons, évoque le vin comme on parlerait d’un tableau de maître, plaisante, virevolte, se renseigne sur la satisfaction de chacun. Sandrine est une bretonne, une vraie de vraie, solide et toujours debout tel un menhir, s’en allant puis revenant aussi vite que la marée, belle comme l’écume si blanche de la Côte Sauvage et vivifiante comme le vent du large.
La cuisine est goûteuse et tous les produits du terroir morbihannais proposés sont frais puis élaborés dans les cuisines communes de L’Auberge et de L’Auberg’ine, par le Chef Nicolas Legrand, ce qui est une vraie garantie pour le consommateur.
L’ambiance est excellente, la cuisine est raffinée tout en restant simple. Le seul petit bémol est que L’Auberg’ine est pleine à craquer, alors que nous sommes venus un lundi, et qu’il est impératif de réserver pour être certain d’avoir une place… Ce qui prouve également que cette jeune table promet !
Nous avons pu apprécier le croustillant de crabe avec ricotta et gaspacho, la papillote de poissons avec poireaux et pommes de terre et sauce curry, les fraises marinées et son sabayon vanille-citron, le far tiède à la pistache myrtille et son sorbet onctueux au lait Ribot.
Choisissant la formule vin au verre, j’ai opté pour un verre de vin blanc Muscadet « Terre de Pierre » et un verre de vin d’Anjou rouge « Entre Copains ».
