Naturisme : Francine du collectif de réflexion sur la nudité à Euronat !

Naturisme : Francine du collectif de réflexion sur la nudité à Euronat !

Suite aux deux articles parus le 16 août dans la presse locale Girondine à propos du phénomène de textilisation des grands centres naturistes, j’ai voulu rencontrer Francine. Cette militante naturiste se bat, elle, à Euronat, avec la création d’un collectif qui date de 2013, pour le respect de la nudité au sein du plus grand centre naturiste international de la côté Atlantique. Elle et tous les naturistes se sentent agressés par les textiles qui sont présents et exercent un regard malsain, voyeur et pervers. L’impunité leur ai donné, à partir du moment où ils acquittent un droit de séjour. Cette situation ne peut plus durer et Francine avec le collectif veut mettre la direction d’Euronat devant ses responsabilités et appelle au dialogue constructif, avant qu’un grand clash se produise.

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Le Mague : Quand et à quelle occasion es-tu parvenue à la pratique du naturisme ?

Francine : Je suis venue au naturisme sur la plage de Dépée, qui est devenue la plage principale d’Euronat, avant la création du Centre.

Le Mague : Et ensuite en quels lieux as-tu pratiqué ?

Francine : Je l’ai pratiqué dans différents centres en France (Le Romegas, Le Clapotis, La Sablière, Villata en Corse) et à Valalta à Rovinj (Croatie, qui était la Yougoslavie à ce moment-là…)

Le Mague : Qu’est-ce que le naturisme t’a apporté ?

Francine : Le naturisme m’a apporté une forme de liberté du corps et de l’esprit que je ne retrouve nulle part ailleurs. Cela m’a aussi permis de franchir des étapes difficiles dans ma vie de femme, en particulier une prise de poids très importante (pour des raisons de santé). Ce sentiment d’être comme tout le monde, de ne pas subir « l’agression visuelle » de l’autre n’existe que dans le milieu naturiste. Je dis toujours : « ce n’est pas le paraître qui est important, c’est l’être ». Riche, pauvre, instruit ou non, peu importe : nous sommes des êtres humains à « l’état pur ».

Le Mague : Peux-tu nous parler du site d’Euronat où tu t’es installée à l’année ?

Francine : Je connais Euronat depuis toujours. Nous avons fréquenté la plage, ponctuellement, en y accédant côté sud. Ensuite nous avons été campeur et c’est en 2011 que nous avons décidé de franchir le pas. J’étais à la retraite et mon mari ne travaillait plus pour des raisons de santé. Ces mêmes raisons nous ont obligés à envisager la vie dans une atmosphère moins polluée que celle de Bordeaux, et étant naturiste, c’est tout naturellement que nous avons pensé nous établir à Euronat. Le domaine est vaste, loin de toute industrie et nous allions enfin pouvoir vivre notre naturisme à temps plein.

Le Mague : En bref, quelle est l’histoire d’Euronat ?

Francine : L’histoire d’Euronat est l’histoire de deux hommes : Hubert Lacroix et le maire de Grayan Guy Lartigue qui ont été relativement visionnaires et ont vu les possibilités du lieu. Le cadre était idéal pour créer un centre naturiste, pour vivre nus et au plus près de la nature.

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Le Mague : Sans en venir directement au point qui nous préoccupe, quels sont les points positifs et négatifs que tu décernerais à Euronat ?

Francine : Le principal point positif est sans conteste la superficie des lieux, ou tout naturiste a sa place, peut vivre sans empiéter sur la vie de ses voisins. Mais qui en fait aussi un point négatif. Positif car il permet de se sentir seul au milieu de beaucoup de monde, en harmonie avec la nature, où l’on peut (ou plutôt pouvait) circuler en vélo sans trop de danger et vivre en relative sécurité. Négatif de par sa superficie, car à ce jour, il n’est pas vraiment clôturé côté nord ni en haut des dunes. Une clôture faisant le tour complet du centre avec deux ou trois accès à la plage serait l’idéal.

Le Mague : Comment et pourquoi est né votre collectif de réflexion sur la nudité à Euronat ? N’est-ce pas antinomique tout de même en ce lieu voué au naturisme ?

Francine : Le Collectif est un regroupement « spontané » de vacanciers et propriétaires d’Euronat, de toutes nationalités, qui est né en août 2012 où l’invasion textile avait atteint des sommets inégalés. Ils ont voulu permettre à toutes ces personnes mécontentes de le faire savoir en créant une lettre ouverte à la Direction qui a obtenu en un mois plus de mille signatures. Une telle situation est en effet antinomique mais cela nous est apparu comme le seul moyen, dans l’urgence.

Le Mague : Tu peux nous parler de la charte du naturisme à Euronat tant décriée et nous en citer quelques passages ?

Francine : Tout d’abord, la définition du naturisme, que tout naturiste ne devrait jamais perdre de vue. « Le naturisme est une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par une pratique de la nudité en commun qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et celui de l’environnement ». Ensuite : Faire le choix des vacances naturistes à EURONAT, c’est s’engager à respecter ces règles fondamentales. Respecter la nudité à chaque fois que le temps le permet : cela est une évidence pour tout naturiste qui se respecte. La nudité est obligatoire à la piscine, à la plage, dans les sanitaires : quelqu’un se douche-t-il habillé chez lui ? Par contre, parler de la plage est en double contradiction : d’une part la plage d’Euronat est plage naturiste par arrêté municipal mais d’autre part, la plage fait partie du domaine public….Les maillots de bains, bikinis, strings sont interdits. Cependant, le bon sens reste de prime ; Une tolérance existe pour la pratique de certaines activités sportives, pour les femmes à certaines périodes et chez les adolescents : cela est aussi une évidence pour tout naturiste qui se respecte.

Le Mague : Quelles sont vos action depuis la création de votre collectif ?

Francine : La première action fut la lettre ouverte en 2012. Ensuite, deux personnes du Collectif ont rencontré le directeur d’Euronat pour apporter la lettre ouverte avec ses 1000 signatures ainsi que des propositions concrètes pour améliorer la situation au niveau du naturisme dans le centre. Nous lui avons remis un dossier complet de 7 pages sur la base de la charte naturiste d’euronat, établi en tableau de 3 colonnes. – 1ère colonne : la charte ; 2ème colonne : tout ce qui n’allait pas en 2012 ; 3ème colonne : Les propositions de solutions faciles à mettre en œuvre très rapidement et peu onéreuses, afin de retrouver une situation normale dans un centre naturiste.

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Le Mague : A quoi ont abouti vos propositions concrètes auprès de la direction d’Euronat pour éradiquer la textilisation galopante et quelles étaient-elles ?

Francine : Sur toutes les demandes effectuées (il y avait donc un dossier complet et très étoffé de 7 pages…), deux ont vu le jour. La première, remise des panneaux à l’entrée de la plage indiquant la nudité obligatoire (toujours cette contradiction : la nudité est obligatoire DANS LE CENTRE), et un extrait de la charte a été déposé sur les comptoirs à l’accueil des vacanciers. Nous avions demandé à ce qu’elle soit remise avec les dossiers de réservation afin qu’elle puisse être lue, approuvée et signée tranquillement par les futurs vacanciers. Rien de tel….

Le Mague : La saison touristique est déjà bien avancée, quelles sont les nouvelles constatations du collectif ?

Francine : Constat à ce jour, rien n’a évolué ni au niveau des comportements des vacanciers ni au niveau de prises de décision venant de la direction en faveur du respect du naturisme.

Le Mague : Est-ce que le phénomène de textilisation est propre à Euronat ou est-ce général dans les grands centres naturistes et y compris dans les clubs et associations naturistes ?

Francine : Il semblerait que ce phénomène soit surtout le fait des grands centres. Certains ont déjà pris des dispositions concrètes, tel le CHM de Montalivet : notre voisin de plage.

Le Mague : Qui sont les membres de votre collectif ?

Francine : Le collectif s’étant formé de manière spontanée, il comprend toutes les nationalités présentes à Euronat se regroupant autour d’un même constat et surtout d’un même objectif : le retour du respect à la nudité et aux préceptes du naturisme partout dans notre centre.

Le Mague : De quelle manière as-tu utilisé à bon escient ton expérience de syndicaliste ?

Francine : Mon expérience m’a permis d’oser aller vers les gens, leur parler, les écouter, dialoguer avec eux et leur expliquer avec des mots simples notre action, en prenant pour base les préceptes du naturisme qui devraient s’appliquer partout et donc à Euronat.

Le Mague : Quel appui avez-vous reçu de la part de la FFN (fédération française de naturisme) ?

Francine : Je suis la première désolée du silence de la FFN à notre égard. Elle a reçu l’intégralité du dossier de la Lettre ouverte en automne 2012. J’ai eu en retour l’accusé de réception signé : c’est tout. Silence complet. J’interprète cela comme un mépris et un désintéressement complet de notre situation à Euronat.

Le Mague : N’existe-t-il pas un texte officiel dans le contrat d’achat des habitations à Euronat qui stipule que le ou la propriétaire a acheté un bien immobilier dans un lieu naturiste  ?

Francine : Il existe en effet deux documents officiels à Euronat. Le règlement intérieur qui concerne toute personne résidant (momentanément ou à l’année) à Euronat. Le règlement de jouissance qui est remis à tout acheteur d’habitation, lors de la signature de l’acte notarié. Lequel acte notarié comporte bien la précision que nous achetons dans un lieu naturiste. Nous, propriétaires, estimons que tout manquement à cet acte pourrait être considéré comme non-respect du contrat signé…

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Le Mague : Es-tu optimiste ou pessimiste quant à l’avenir du naturisme en général et plus particulièrement à Euronat ?

Francine : Que répondre à une telle question : je ne suis pas voyante !!! Mais je suis quand même très inquiète lorsque je vois la réaction de la Direction face à nos revendications. Il n’est que de lire le commentaire du directeur M. Loréfice dans le journal Sud-Ouest Médoc paru le vendredi 16 août : http://www.sudouest.fr/2013/08/16/du-rififi-chez-les-culs-nus-1142696-2898.php Mais Jean-Michel Loréfice, le directeur d’Euronat, refuse d’envisager la possibilité d’interdire à ses clients de s’habiller. « Ça poserait des problèmes juridiques à mes yeux. Comment peut-on obliger quelqu’un à se mettre nu s’il n’en a pas envie. Pour moi, ce qu’on vit actuellement à Euronat est un phénomène commun à la plupart des centres naturistes. L’époque où les premiers naturistes vivaient comme des Robinson au milieu de la forêt est révolue. Le confort et les équipements se sont développés. Et les comportements ont suivi le même chemin. Personnellement je considère que le naturisme ne se limite pas à la nudité », explique-t-il avec cynisme le plus sérieusement du monde !

Le Mague : Je suppose que tu t’es empressée de lui répondre ?

Francine : Voilà ce que j’ai fait comme réponse sur une page de la toile : Il y a quelques jours, M. Loréfice m’a interpellée en me disant que par notre action, nous faisions du tort au naturisme et que nous attirions ainsi les textiles.......
M. Loréfice, que stipulez-vous dans cet article si ce n’est les attirer vous-mêmes. Comment pouvez-vous dire que vous refusez de faire déshabiller les clients du Centre ? Avez-vous oublié les préceptes du naturisme ?
Rendez-vous vos propres règlements qui demandent la nudité autant que le temps le permet partout dans le centre ?
Comme l’a si bien dit quelqu’un dont je vais certainement déformer les propos et je le prie dès à présent de bien vouloir m’en excuser : "Votre règlement a des exceptions mais ce sont les exceptions qui deviennent votre règlement !"
Cela veut-il dire que tous les propriétaires ont été trompés par leur acte notarié spécifiant qu’ils ont acheté dans un centre naturiste ?
Cela veut-il dire que vous acceptez les textiles puisque nous dites ne pas vouloir obliger les gens à s’habiller ?
VOUS MARCHEZ SUR LA TÊTE M. LOREFICE ! A croire que vous voulez scier la branche sur laquelle vous êtes assis.

NOUS NATURISTES EURONATIENS, NOUS NE VOULONS PAS DE CELA, NOUS VOULONS QUE LE NATURISME RETROUVE SES LETTRES DE NOBLESSE ET REDEVIENNE CE QU’IL N’AURAIT JAMAIS DU CESSER D’ÊTRE !
Vous trouverez aussi un article de 2 pages sur Euronat, assez complet, titré : « >Ils exigent la nudité dans leur centre naturiste » dans LE JOURNAL DU MÉDOC du vendredi 16 août 2013 (le lien sera disponible plus tard).

Le Mague : Après avoir fait le bilan de l’année 2013, quelles nouvelles actions envisagez-vous pour 2014 ?

Francine : Nous espérons tout d’abord que la Direction va faire un pas vers nous afin d’établir un dialogue. Nous rappelons que dès le départ, nous avons précisé à M. Loréfice que nous œuvrions dans l’intérêt d’Euronat, que nous n’étions donc pas contre eux mais avec eux. Nous lui avons bien rappelé que le patron c’était lui, que c’était lui qui possédait le pouvoir de faire changer les choses, et que nous n’étions là que pour impulser les valeurs du naturisme, pour que le naturisme retrouve ses lettres de noblesse dans ce centre qui est depuis sa création un lieu privilégié pour tous les naturistes européens. Pour nous, il est impensable qu’il en soit autrement.

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Le Mague : Si tu as quelque chose à rajouter, bienvenue à tous tes propos.

Francine : Tout d’abord, je remercie la Singette et Le Mague de m’avoir à leur tour donné la parole. Nous sommes tous ici, résidents et vacanciers naturistes, parce que nous l’avons choisi : comme dit un de nos amis, nous ne sommes pas arrivés ici par hasard. La nudité, si elle n’est pas tout le naturisme, en est une base fondamentale. La tolérance en ce domaine ne peut pas exister, hormis celle admise partout concernant les mineurs (- de 18 ans), les femmes dans certaines périodes et les personnes souffrant d’handicap ou maladie particulière exigeant d’être couvert sur une partie du corps. Nous ne sommes pas des extrémistes comme voudraient le laisser penser certains, mais simplement des « êtres simples », voulant vivre leur naturisme entièrement et sans éléments perturbateurs. Nous voulons pouvoir nous promener nus dans la nature, sentir le souffle du vent sur notre peau, écouter les oiseaux, le bruit de l’océan, éprouver le plaisir de se baigner nus dans les vagues, rencontrer d’autres personnes nues, sans à priori et surtout sans sentir les regards réprobateurs de tous ces textiles que nous croisons, qui nous dévisagent et émettent même des remarques désobligeantes sur notre physique. Bref, nous voulons vivre en naturistes, en harmonie avec la nature, en se respectant et en respectant les autres.

Le Mague : Tous mes remerciements à toi Francine pour avoir éclairé la situation de la textilisation d’Euronat. On ne se perd pas de vue et si besoin était de compléter ton interview, on peut se retrouver en 2014, avec je l’espère de bonnes nouvelles quant à l’aboutissement de votre combat.

Où et comment joindre le collectif :
courriel : groupenudite@gmail.com
Lien de la pétition 2013 que vous pourrez ainsi lire et signer en ligne :
https://docs.google.com/forms/d/139DC0VRZ-ocjzI3DHdbU-rX-2qwuvIhHN7WWruSDbjk/viewform

Par cette cinquième interview de l’été, le Mague clôt provisoirement ce cycle, qui devrait reprendre en 2014, au rythme de cinq comme cette année. L’objectif est de donner la parole à des naturistes singuliers qui vivent à plein leur naturisme et ont envie d’échanger dessus. Après Marseille, j’ai très envie de rencontrer des naturistes de Paname et la région parisienne, des artistes, des jeunes femmes et hommes.
N’hésitez pas à publier vos commentaires !
Vous pouvez également me joindre directement :
franck.franckditbart@laposte.net

le 22/08/2013
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8 Messages

  • 22 août 2013 14:24, par kunu

    Merci a Francine de ne pas baisser les bras face à l’incroyable désinvolture et arrogance de la direction d’euronat et face à l’invraisemblable mutisme de la FFN (qui ne remplie plus du tout son rôle de protecteur du naturisme !) ! Merci a tous ceux qui la soutienne .L’année 2014 devra etre celle des changements car une radicalisation évidente est en train de voir le jour et comme tout ce qui est radical, cela n’apporte rien de bon a la cause ! J’ai aussi toute confiance au bon sens de la direction qui j’en suis sur va changer son fusil d’epaule afin de restituer ce qui revient de droit aux naturistes a savoir de pouvoir vivre nu au milieu de gens nus !!!!!!
  • 6 septembre 2013 08:35

    Bonjour.
    Souhaitons bien du courage à M. Lorefice pour terminer l’année en toute sérénité, malgré certaines attaques parfois injustifiées, dont il est parfois l’objet !...

    • En effet, souhaitons bon courage à monsieur Loréfice (directeur d’Euronat) après les propos qu’il a tenus dans la presse locale pour le moins ambigus, quant à sa volonté de faire perdurer Euronat comme un centre naturiste !
      Il a le droit de réponse sur le Mague et il peut s’exprimer en toute liberté s’il le souhaite, au lieu de passer par une tierce personne qui se réfugie dans l’anonymat si facile !

      • L’anonymat permet parfois de dire certaines choses sans craindre des attaques personnelles.
        Mais croyez moi, monsieur Lorefice n’est pour rien dans le message qui a précédé.
        Et je reitère mon soutien à ce monsieur,, dont les propos me semblent relativement mesurés.
        Vous ne pouvez pas lui demander de faire ce que le droit lui interdit de faire...
        Quant à la rentabilité des lieux, j’imagine qu’il gère Euronat aussi bien qu’il le peut, et dans une conjoncture économique difficile.
        • Naturisme : Francine du collectif de réflexion sur la nudité à Euronat ! 14 septembre 2013 15:50, par la Singette qui en jette

          Bonjour l’image de marque d’Euronat, vitrine de l’économie de marché naturiste qui rapporte bonbon à ses propriétaires !
          Seulement, il n’existe pas une seule vision de l’économie et le naturisme peut s’inscrire justement dans d’autres perspectives où l’être nu et fraternel prédomine sur l’avoir !
          Il existe des alternatives pourtant et malgré vous au naturisme consumériste, que vous soutenez de toutes vos forces au nom de la direction d’Euronat !
          Vous vous cachez derrière l’anonymat confortable encore une fois et faites croire à un climat délétère au nom des « attaques personnelles » pour reprendre vos propres termes. Vous faites courir des rumeurs infondées pour discréditer le collectif pacifique et constructif !

          • Bonjour.
            Loin de moi l’idée de discréditer vôtre collectif, soyez en convaincu.
            J’ai l’impression, à la lecture de vôtre dernière intervention, qu’ à travers la gestion d’Euronat par son représentant légal, vous vous livrez à une critique en règle d’un système capitaliste qui vous pèse et que, comme d’autres, vous n’avez de cesse de combattre.
            Il existe sans doute plusieurs visions de l’économie, c’est vrai, mais l’histoire nous enseigne que celles qui ont été mises en oeuvre ont rarement rencontré le succès escompté, et vous le savez sans doute mieux que moi. Alors...
            Mais ce qui motive mes interventions ici, c’est surtout que j’ai du mal à comprendre que des individus épris de liberté(s) puissent en arriver à prôner le repli sur soi et l’intolérance entre individus ne partageant pas le même mode de vie. Certains sont parvenus à abolir la ségrégation raciale sur leurs terres. Faut t-il établiir une ségrégation "vestimentaire" entre naturistes et textiles ?
            Par ailleurs, des membres de vôtre collectif ont parfois déploré que la loi ne permette pas le déshabillage "de force" des personnes en maillot dans l’enceinte d’Euronat, ou à tout le moins, leur expulsion manu militari sans autre forme de procès.
            Enfin, concernant la forme de la pétition,vous faites référence à un réglement dont vous réclamez une application plus scrupuleuse, mais il est impossible à celui qui souhaiterait signer, de prendre connaissance du texte en question dans son intégralité., ce qui est regrettable, surtout si on considère que tous les signataires ne sont pas nécéssairement clients d’Euronat,....
            Vous êtes maintenant mieux informé de ce qui a motivé mon intervention ici, et je vous le rédis une dernière fois, je ne souhaite pas nuire à vôtre collectif.
            Bien cordialement.

            • Madame ou Monsieur, puisque vous vous exprimez toujours dans l’anonymat.
              Il est certain qu’ainsi vous ne prenez aucun risque bien qu’étant "du côté" de la Direction, vous ne risquez rien de leur part, pas comme nous...
              Et oui, parce que nous, que moi, j’ai pris le risque de donner la parole à tous les mécontents et que cela n’a pas plu. Mais nous sommes en démocratie et tant que nous sommes corrects, nous avons le droit de nous exprimer.
              Voici vos écrits (et dommage que je ne puisse pas écrire d’une autre couleur) et mes commentaires.
              "Mais ce qui motive mes interventions ici, c’est surtout que j’ai du mal à comprendre que des individus épris de liberté(s) puissent en arriver à prôner le repli sur soi et l’intolérance entre individus ne partageant pas le même mode de vie."
              - Nous ne prônons que la liberté de vivre comme nous l’avons choisi, dans des endroits qui nous ont été octroyés grâce à nos anciens qui se sont "mouillés" pour cela, et nous concevons très bien que tout le monde ne pense pas et ne veuille pas vivre comme nous. Mais si demain, nous voulons vivre nus dans un centre textile, vous savez très bien ce qui va se passer. Et allez vous alors leur tenir les mêmes propos ?
              "Certains sont parvenus à abolir la ségrégation raciale sur leurs terres. Faut t-il établir une ségrégation "vestimentaire" entre naturistes et textiles ? "
              - La ségrégation, ce n’est pas nous qui l’avons créée, mais la société des "textiles". Ils nous ont parqués, ce sont les seuls endroits où pouvons vivre librement, et maintenant vous voudriez qu’on les accepte alors que leurs intentions sont très souvent tout sauf normales et saines.
              "Par ailleurs, des membres de vôtre collectif ont parfois déploré que la loi ne permette pas le déshabillage "de force" des personnes en maillot dans l’enceinte d’Euronat, ou à tout le moins, leur expulsion manu militari sans autre forme de procès".
              - Vous savez, personne n’oblige les textiles à venir dans nos centres. Que viennent-ils faire exactement ici alors qu’il existe des centres textiles aussi bien équipés et situés qu’Euronat.
              Quelqu’un parmi nous dit : on ne vient pas ici par hasard ; on sait où l’on entre, on connait le règlement. Et ce règlement est disponible à l’accueil et les extraits les plus importants sont lisibles en ligne sur les documents de réservation. Donc aucune excuse. C’est donc quoi qui attire les textiles ici ? Voyeurisme ? Ou autres déviations ? Nous pouvons tout imaginer...
              Alors que nous avons fait en 2012 des propositions simples d’application à la direction et qu’il suffirait qu’elle les applique. Qu’elle fasse un essai au moins une année.
              Nous sommes conscients qu’euronat est avant tout une entreprise qui doit gagner de l’argent. MAIS PAS A N’IMPORTE QUEL PRIX.
              Elle perdra quelques clients textiles mais combien de clientèle naturiste va-t-elle attirer et revoir, pour ceux qui ne viennent plus.
              Les naturistes fuient de plus en plus les grands centres qui ne respectent plus la nudité pour aller vers de plus petites structures où ils retrouvent les vrais valeurs du naturisme.
              Quant on ne peut pas faire un pas dans n’importe quel endroit du centre sans rencontrer plusieurs personnes habillées, cela devient grave et anormal. Ce fut la réaction des deux journalistes, non naturistes, qui sont venus m’interviewer à l’heure du repas et à qui j’ai ensuite montré le centre et le centre commercial : ""nous n’imaginions pas voir tant de gens habillés dans un centre naturiste ; nous pension voir que des gens nus !""
              "Enfin, concernant la forme de la pétition,vous faites référence à un réglement dont vous réclamez une application plus scrupuleuse, mais il est impossible à celui qui souhaiterait signer, de prendre connaissance du texte en question dans son intégralité., ce qui est regrettable, surtout si on considère que tous les signataires ne sont pas nécéssairement clients d’Euronat,.... "
              - Voir réponse plus haut sur le règlement.
              Voilà, alors quand vous dites ne pas vouloir nuire à notre collectif, j’avoue ne pas être convaincue. Vous parlez comme grand nombre de personnes non naturistes ou simplement nudistes.
              Alors peut-être est-ce pour cela que vous ne comprenez pas bien ce qu’euronat (et tous les centres naturistes) représentent pour nous. naturistes.
              C’est notre paradis où nous voulons continuer à vivre selon un mode de vie que nous avons choisi, que nos anciens nous ont obtenu, que Hubert Lacroix a créé pour ce qui concerne euronat. Et cela nous rend malades de voir notre paradis devenant chaque année, et surtout juillet et août, un peu plus un enfer pour nous, les naturistes.