La Renardière se modernise

La Renardière se modernise

A quelques enjambées de la ville médiévale de Senlis, La Renardière se situe dans le mignon petit hameau très verdoyant de la Chaussée, sur le territoire de la commune de Gouvieux, village abritant de nombreux haras et proche des villes équestres de Chantilly et de Lamorlaye.

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Cette modernisation est une vraie réussite, pour cet excellent restaurant gastronomique qu’est La Renardière et qui vient de se donner les moyens de ses actuelles et futures ambitions.

La décoration d’avant, à côté de celle d’aujourd’hui, paraît désuète et nous passons de l’ombre à la lumière, du traditionnel au moderne, avec des couleurs très tendances comme ce blanc et ce gris pâle, ces luminaires et ces miroirs qui agrandissent la salle, jusqu’à la faire ressembler à celle d’un château.

La terrasse a été bien pensée, avec un joli coin d’ombre et quelques parasols de luxe. L’ensemble donne un cachet supplémentaire à cette belle Maison dans laquelle on cuisine encore des produits frais, ce qui devient de plus en plus rare.

L’accueil est assuré, avec beaucoup d’élégance et une certaine réserve, par la charmante patronne et sommelière Isabelle Blaineau, diplômée de l’Ecole de Paris des Métiers de la Table (EPMT), laquelle vous proposera une très belle carte de vins de nos différentes régions et vous conseillera, pour accorder vos goûts culinaires avec quelques crus abordables et très agréables.

Le Chef de Cuisine Frédéric Bareï vient, à son tour, saluer les fidèles comme les passagers d’un dimanche qui reviendront assurément. Il faut dire que la cuisine de Frédéric Bareï est de bon goût, les plats sont bien élaborés et surtout très équilibrés, le goût est respecté, les cuissons sont parfaites et la fraîcheur des aliments n’est pas une légende. Les quatre saisons marquent sa carte et ses menus, comme des signatures très personnelles.

Son Menu Renardière à 36 euros est une pure merveille avec, en ce moment et entre autres suggestions, des amuses-bouche chauds et froids, 8 huîtres Marennes Oléron n° 2 qui semblent sortir directement de chez l’ostréiculteur. L’entracte est un sorbet à l’abricot mouillé généreusement d’un Pinot des Charentes. Ma suite est un onglet de veau, très goûteux, aux échalotes confites. On n’hésite pas à vous servir autant de morceaux de fromages affinés que vous le souhaitez. Quant au dessert maison, mon choix s’est arrêté sur un Mystère fraises sur biscuit à la cannelle me laissant sans voix.

Écrit par Philippe Chauveau-Beaubaton
Crédit photo PCB

La Renardière
2, rue des Frères Segard
60270 GOUVIEUX

Tél. 03.44.57.08.23

le 12/07/2013
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