LA DYNASTIE DONALD DUCK : Donald dans tout ses états !
Donald est bien plus d’un dessin animé à la voix si reconnue et imitée dans le monde entier, il a eu aussi son propre comics book aux USA, où en France les publications se sont retrouvées entre Mickey Parade et Picsou Magazine. Carl Barks a pris en main les aventures de canard aux idées les plus incroyables, innovantes, et drôles. L’oncle Picsou, ses neveux les Castors Junior, son cousin Gontrand, Daisy la fiancée, et les Rapetous ne manqueront pas de pimenter la vie de Donald !
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1953-54. Picsou est de plus en plus présent dans la vie de Donald. De son nom américain « Uncle Scrooge » (inspiré d’un conte de Dickens), montre déjà son côté très radin, tenant au sous près, à la pièce près, au cent près ! Même quand il semble prêter de l’argent à son neveu, le mufti-milliardaire s’arranger pour arnaquer celui-ci au moment de le rembourser.
Les comics Disney de « Uncle Scrooge » permettent aussi à Donald de s’inviter dans de grandes aventures, en plus de quelques histories plus courtes. Carl Barks s’inspire de la mythologie pour envoyer Picsou et la petite famille, vers des chasses aux trésors. De l’Atlantide à une île perdue peuplée avec des êtres à peine visible, des temples Maya, etc... il y a toujours une chose qui attire le vieil oncle riche : l’or !
Donald rempli son quotidien par de nombreux métiers, et il en exerce des plus connus au plus originaux : agent immobilier, réparateur d’objets, ou même encore pilote d’avion « météo » : il peut provoquer de la pluie depuis un nuage du périmètre d’un champs. Donald baigne dans l’innovation, des machines les plus folles, les dernières inventions souvent rachetées dans le savoir par l’oncle Picsou. C’est l’histoire de cette Amérique avec son lot de créativité pour améliorer le quotidien, devenir un petit aventurier. La nouvelle technologie, entre celle de Léonard de Vinci et Jules Verne.
Avec Picsou, l’aventure devient plus grand, avec pour inspiration, pour point de départ des histoires, toute une mythologie, les mystères d’un trésors, la course à la richesse pour cet oncle dont le gain de l’argent est une véritable addiction, même quand il vous en prête, il réussit à en vous en reprendre plus sur la valeur d’une pièce de monnaie.
A Donaldville, c’est aussi la présence de nombreux personnages tout aussi « humain »par la taille, avec une truffe de chien pour nez, aux canards plus petits, de moitié facile. L’entourage s’agrandit, avec l’arrivé d’un oncle Picsou très regardant sur sa fortune pour être sur qu’aucune pièce ne manque à l’appel, et être sur de prendre des gens au hasard pour travailler à sa place, faire une simple démarche comme transporter d’énormes sacs de pièces juste d’une rue à l’autre : dans ce gag, Picsou profite d’un clochard , tout ces sacs pour un ou deux dollars.
Côté amour, il y a l’éternelle Daisy ! La fiancée officielle ! Donald fait tout pour la satisfaire, y compris en réparant l’aspirateur de sa belle. Mais il n’est pas le seul à tourner autour. Son cousin Gontrand, à l’allure classe, la belle voiture cabriolet, le beau costume, le chapeau « cannelier », l’homme respectable dont Daisy pourrait bien craquer lors d’un pique-nique.
Les neveux sont présents aussi ! Les Castors Junior et le fameux manuel remplie de connaissance, aussi vaste qu’une bibliothèque, que le moteur de recherche sur internet, un puits de connaissance dans un livre ! Ils sont capable d’aventure, de courage, de détermination, de communiquer avec diplomatie, comme des scouts, ils sont toujours prêts, et parfois même à créer quelques bêtises, comme dans l’épisode où leur oncle Donald est agent immobilier, et font tout pour gâcher la vente d’une vieille villa et son terrain avec un lac. Les Castors ont pris l’habitude d’y jouer les pirates. Pas si sage que ça les neveux !
Et comment ne pas oublier les ennemis, les fameux gangsters, on ne connaît pas le nombre exact de membres dans la famille...comme les daltons, ils arrivent toujours à sortir de prison pour y retourner aussitôt : les frères Rapetous ! Il reste un mystère qui ne sera jamais dévoilé, dont la vérité ne pourra pas jamais éclater, le secret sera gardé à tout jamais : l’immatriculation de prisonnier des Rapetous ! Tout ce que nous savons, c’est que les trois premiers chiffres sont communs : 176. Les trois autres sont aléatoires soit sur l’ordre de « 176 » , soit vraiment des chiffres au hasard, ils ne se suivent jamais entre les frères... d’un épisode à l’autre qui marque la présence de ces filous.
Cet intégrale est très complet, aussi bien dans la compilation par date de parution aux USA des aventures et gags de Donald, Piscou (Uncle Scrooge) et la grande dynastie de Donaldville et ses trésors en tout genre. Carl Barks applique ce qui sort de l’animation dans le comics, avec plus de raccourcis, un scénario simple, potache, Donald est un grand enfant, avec sa tenue de matelot, le petit sans grade face au terrible oncle qui n’hésite pas à le rendre ridicule. Le dessin est si simple, aussi bien dans son crayonné que le final, avec plus de détail, de paysage plus fournie pour les grandes aventures comme la ballade dans l’Atlantide, où une île inconnue.
L’ambiance reste cartoonesque, le rire de l’enfant que nous étions revient, et le souvenir des lectures en France des Mickey Parade, Picsou Magazine (pour les plus « âgés » dans les années 70... )
Vous trouverez aussi des détails et anecdotes autour des inspirations, comparaisons sur les aventures du canard et sa famille. Vous y apprendrez même quelques dessinateurs du côté de la Belgique. Franquin ou Peyo se sont parfois inspirés de quelques détails des comics de Donald DuckDuck ! Il était un temps ou en Europe, en France comme en Belgique, de Uderzo à Morris, à Franquin , la bande dessinée n’était que le premier pas pour rejoindre les fabuleux studios Disney et passer à l’animation.
le tome 4 de La Dynastie Donald Duck recouvre ici l’année 1953 – 1954, en plein après-guerre, une époque d’inventions, de créations, relancer l’univers de la jeunesse, chose faite avec le talent de Walt Disney, et celui de Carl Barks qui a incarné le dessin du canard le plus maladroit du 7ième au 9ième art (même si certains pourront décrier le débat en imposant Daffy Duck à la Warner Bros).
À l’orée du Festival International d’Angoulême ( à partir du 26 janvier) , ce 4ième tome de la Dynastie de Donald Duck est nommé dans la sélection officielle, pour un Fauve dans la catégorie « Patrimoine » !
LA DYNASTIE DE DONALD DUCK tome 4 (intégrale Carl Barks - 1953-54 ) / Carl Barks (dessin et scénario) / Glénat
