THE ZOMBIES THAT ATE THE WORLD : faits divers mortels … mais vivants !
Los Angelès est plongé dans le chaos par une invasion soudaine de zombies. Des lois sont promulguées pour que certains d’entre eux retournent dans leurs familles encore vivantes.. mais ce n’est pas du goût de toute la population, et un trio d’aventuriers proposent à celle-ci, en toute discrétion de récupérer ces morts-vivants pour divers trafics. Mais les zombies ont faim aussi et veulent aussi une part du monde !
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Los Angelès et ses zombies... et ils sont partout ! Désolé, le paradis semble déjà plein ! Il n’y a pas plus de place. Du coup, les morts-vivants s’installent à nouveau parmi la population. Le gouvernement oblige même la population a reprendre à la maison les membres de leurs familles de retour à la vie.
Un trio bien armé pour chasser, chercher, dénicher le zombi vient à votre demande, un simple coup de fil, un e-mail . Il y a des dollars à se faire sur ce marché : Karl, affûte comme un manche à balais, des lunettes pour ajuster son gros défaut oculaire, habillé comme un chasseur d’Afrique Équatoriale, aucune petite connue à ce jour, mais on le soupçonne de se taper une femelle zombie cachée sous le lit, forme son équipe avec sa sœur Maggie au caractère trempé, avec sa salopette, un brin sexy, aussi teigne et téméraire que son frère Karl. Le troisième larron s’appelle Freddy , dit « Freddy le Belge » : grand, costaud, un peu bêta, et très amoureux de Maggie.
Karl et Maggie sont logés chez leurs parents, du moins la mère est plus vivante que le père réveillé d’entre les morts, entraînant dans le lit conjugal de la belle zombie toute fraîche et soumise.

Le marche du zombie bat son plein, dans le produit culturel, avec l’exposition d’un dinosaure, ou déterrer une ancienne star hollywoodienne qui n’est pas encore sortie de sa tombe, voir même pour le marché de l’art ! Un couple avec enfants, se retrouvent encombrés avec le papy, qui s’incruste jusque dans le lit conjugal. Et il est interdit de le ramener au cimetière, appelez l’équipe formée par Karl, Maggie et Freddy !
Le zombie veut s’adapter à sa nouvelle condition, mais il est rejeté, alors pourquoi ne pas imiter ceux des films ! Attention la tête !
Qui dit tête, dit cerveau : le trio doivent livrer un corps de zombi pour le gouvernement : une expérience visant à greffer un cerveau brillant dans un corps mort.
L’amour . Il y a toujours un corps à prendre. C’est le cas d’un brave fermier et son épouse, soucieux de la belle sœur, déjà tabassé par un sale groupe anti-zombies à capuche blanche pour couvrir leurs visages, sans rappeler le « Ku Klux Khan ». Pour protéger la femme, rien ne vaut l’évolution du Belge, avec un costume des plus luchadoresque ! Le blason du B avec son masque de combattant mexicain !
Tout cerveau disponible est bon à prendre du babouin à celui de Rob, un chanteur dans un groupe rock, petit ami du moment de Maggie, va pratiquer une folie bourgeoise, une coutume consistant à mourir sur scène et revenir en zombi ! Entre la jalousie fraternel de Karl, amoureuse de Freddy, le chanteur risque bien de perdre plus que la « vie », du moment que ça puisse attirer plus Maggie dans les bras du Belge.
Ces faits divers ont été regroupé depuis une publication dans la série du même nom mais en français « les Zombies qui mangent le monde ». (saison 1 – 4 tomes disponibles aux Humanoïdes Associés) , de la petite nouvelle bien saignante, ça cogne, ça tranche, ça mâche bien, le zombi a même une certaine libido sexuelle, il est attirant au féminin. Au scénario, un plus du tout belge (d’ailleurs.. le Freddy est inspiré d’un grand cycliste belge … Mercks ! D’ailleurs c’est le nom de famille de « The Belgian ») implanté aux USA depuis son adolescence. Jerry Frissen pose ici un drôle de futur d’anticipation sur un trop plein du ciel , alors sur terre , les zombis débarquent, essayent de vivre parmi les vivants, et parfois encombrent le quotidien, ou font l’objet de divers marchés noirs comme l’Art, le showbiz Hollywoodien.. des clichés de la culture américaine perturbées et décalés, où on attend qu’un vivant meurt pour profiter de son aspect de zombie, et ça en devient même une drôle de coutume pour les riches de Los Angelès. Les faits divers font l’histoire de ce groupe, des GhostBusters, ou les civils de « Bienvenue à Zombieland », frôlant l’incivisme, parfois se mêlant au gouvernement via une agence très secrète.
Les faits divers laissent apparaître l’évolution du quotidienne de ces trois personnages : Karl le chasseur qui n’échappe pas aux baffes de son père « popypop », et sa chambre est recouverte de quelques bouts de kleenex, sopalin... et le Belge se prend pour un super-héros, avec son survêtement bleu avec le « B » sur le torse, amoureux de Maggie, une relation à coup de gifle de la part de la sœur de Karl.
Le dialogue entre le zombie et le vivant est bien établi, et les histories peuvent s’enchaîner à travers ce trio , lié à la vie, à la mort, et aux gifles de popypop !
Le cerveau de Jerry Frissen n’a pas été remplacé par celui d’un babouin, et son expérience l’a démontré par la suite, avec ses séries issues de feu la revue « Lucha Libre »(disponible en intégrale, 2 volumes parus aux Humanoïdes Associés ). L’aventure d’une culture américaine, dont il se régale, et nous aussi, à travers ses posts sur son blog.
Le dessin colle à ces faits divers, avec tout d’abord un travail sur la typographie dans les titres, très appréciable, car rare un tel exploit, que l’on peut remarquer chez des dessinateurs comme Gotlib, ou Crumb. L’américain natif du Michigan, Guy Davis installe sur Los Angelès, un décors très délabré, quelques quartiers undergrounds où grouillent des zombies, Les boulevards hollywoodiens, comme séparés entre les immeubles, grandes tours, et la rue sombre, lugubre. Quelques espaces verts d’où peuvent jaillir les croqueurs de cerveaux !
L’humour d’une caricature sur les personnages : l’allure de Karl avec son look d’aventurier entre Indiana Jones et un chasseur d’Afrique avec des accessoires comblés par de la peau léopard, et le côté costaud, proche Obélix, de Freddy « Le Belge », coiffure rock’n’roll très sixties, le blouson d’une fameuse équipe de football US. Maggie, à peine sexy, et sa salopette pour renforcer son caractère garçon manqué et téméraire. Les zombies sont bien déboîtés, les yeux inexistants, les dents se délabrent , ce qui donne un avantage sur les femelles .. surtout pour .. et une certaine souplesse pour les positions dans comme sous le lit ( Karl en sait apparemment quelque chose )
La couleur donne un résultat proche de l’horreur, des films de morts-vivants : dans la pénombre, l’éclairage de quelques lampes … le tint blanc des zombies ressort avec frayeur !
La large expérience de Guy Davis, marque bien l’empreinte de l’album : d’une série comme « Baker Street », jusqu’à B.R.P.D en duo avec Mike Mignola (HellBoy), son dessin prend de la facilité, de l’aisance, et de la qualité.
Les zombies ont fait dans cet album ! Premier volet regroupant ces nouvelles qui vont vous donner des frayeurs de rire ! Vous allez en perdre votre tête ! Jerry Frissen et Guy Davis n’ont pas perdu leurs cerveaux et on en attend encore plus ! Le petit format « comic » est idéal pour apprécier chaque instant vivant ! De plus, les titres ont été conservé en version originale. À l’heure des walking Dead, ne sortez pas sans protéger votre tête, mourez le plus tard possible, car si ça se trouve, là haut, c’est déjà bouché, et il faudra revenir sur terre et manger !!! ATE ! ATE The World !
Ce livre est recommandé par George A. Romero, Mike Mignola, et Tobe Hoper ! Rejoindrez vous ces premiers lecteurs ? Allo ?!! Vous êtes encore vie ?! Vous êtes bien pâle d’un coup …
THE ZOMBIES THAT ATE THE WORLD / Jerry Frissen (cerveau du scénario) & Guy Davis (greffé d’une main en plus pour le dessin) / Humanoïdes Associés.
