Les Editions Jigal ont le vent en pou(l)pe

Les Editions Jigal ont le vent en pou(l)pe

Les Éditions Jigal sont une maison d’édition fondée en 1989 par Jimmy Gallier. Une maison fort dynamique qu’il convient de mettre à l’honneur dans les pages du Mague.

Éditeur de Delamusic.com et du Guide de la musique, à destination des professionnels de la musique et du spectacle, Jigal inaugure en 1998 une collection de polars et romans noirs avec la publication d’un premier titre de Del Pappas, le Baiser du Congre.

Les Éditions Jigal, basées à Marseille éditent des auteurs représentatifs du polar méditerranéen comme Del Pappas, Maurice Gouiran, Lilian Bathelot, Tito Topin, Maxime Vivas, Serge Yves Ruquet, Serge Scotto, le Juge André Fortin, Alain Pucciarelli, René Merle, Philippe Georget, Jacques Olivier Bosco, mais également des romans noirs et polars urbains en provenance d’autres suds comme ceux d’Adlène Meddi (Algérie), de Janis Otsiemi (Gabon) ou Pierre Boussel (Maroc), etc.

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Voici quelques titres à découvrir d’urgence :

Avec avoir surfé sur tous les Prix Polars en 2010, son premier roman,
L’été tous les chats s’ennuient est encore à ce jour Finaliste
du Prix SNCF du Polar 2011, du Prix Plume de Glace 2011 et du Prix du
Premier Roman Policier 2011, Philippe GEORGET nous offre aujourd’hui
son nouveau roman, LE PARADOXE DU CERF-VOLANT. Et c’est une grande
claque : l’aventure et ses ramifications historiques, le héros tendre
et décalqué, les personnages, complexes et ambigus, le style —
trop classe le style —, l’ambiance, poisseuse et combative,
l’écriture, précise, vive, dense et nourrissante… Bref, tout…
Ses personnages d’abord… et en tout premier lieu, le héros
magnifique, Pierre, boxeur en perdition, beau comme une icône, une
gueule, une âme riche et hantée par sa vie de galère, ses
blessures, ses doutes, ses peurs et ses fantômes… Puis
l’intrigue — qui s’emmêle avec l’Histoire — celle de la
Yougoslavie, de la Serbie, de la Croatie. Avec son cortège de
guerres, de peurs, de morts et de haines… Et là, dans un Paris des
faubourgs, le XIXe arrondissement des Buttes-Chaumont,
s’entrechoquent les malfrats ex-tortionnaires jusqu’au-boutistes,
le fantôme d’un ex-général emblématique, Sergueï, l’ami et
chauffeur de taxi, cabossé et énigmatique, Lazlo, prêteur sur gage
à la gueule de tueur, une armée de bodyguards ex-légionnaires,
quelques flics en eau trouble, Julie la fliquette pas très claire…
Et ces carnets, ces foutus carnets que tous cherchent et s’arrachent
avec férocité… Rajoutez à tout cela le TPI (Tribunal Pénal
International) et l’entrée de la Croatie dans l’UE en toile de
fond et vous voyez le tableau… Si ce roman est un OVNI, Phillippe
Georget en est l’habile et téméraire pilote — tendance looping
en piqué — L’intrigue est impeccable et la toile tissée, sans
échappatoire… C’est beau, poignant, cruel, parfois drôle,
toujours intense… C’est aussi triste à pleurer, grave et les
interrogations posées là ne laisseront personne intact… Ah oui,
j’oubliais, ça sent aussi la sueur, le cuir, le sang et le bruit
des coups sur les corps ! Car c’est également un sublime roman sur
la boxe. UNE SACRÉE CLAQUE, je vous le répète… !

http://polar.jigal.com/?page=liens&p=89

Le génocide arménien, la guerre civile espagnole, les dérives
mafieuses, les errances politiques, l’épuration de l’après-
guerre, l’Indochine, la guerre d’Algérie, la spéculation
immobilière outrancière, les créationnistes… Maurice GOUIRAN,
imperturbable et citoyen, poursuit à travers ses romans un
gigantesque travail sur la mémoire et surtout contre l’oubli. Dans
chacun de ses romans, il aime tirer un fil de l’Histoire, le
dérouler avec constance et dextérité, dévoiler, révéler,
apporter un nouvel éclairage et faire en sorte qu’aucune chape de
silence ne puisse recouvrir définitivement certaines exactions ! Sans
haine ni discours superfétatoires… mais avec l’impérieuse
nécessité de dire, de mettre au jour et de faire en sorte que
personne n’oublie JAMAIS… Aujourd’hui, dans ce nouveau roman,
Maurice GOUIRAN nous entraîne avec ferveur du côté de
l’Argentine, des atrocités commises par la dictature en 1976, des
disparus, de la torture, des folles de la Place de Mai… ET, ce qui
est peut-être nettement moins connu, il aborde ici le rôle, en
service plus ou moins commandé, de certains militaires hexagonaux
dans cette tragédie ! Inattendu, cruel et historique… avec
l’immense intérêt, non pas de remplacer les livres d’histoire,
mais bien au contraire de donner envie de les ouvrir… Dans ces
époques troubles ou quand l’Histoire bégaie, il est toujours
salvateur de poser quelques repères afin d’aiguiser nos sens… et
de nous permettre de garder nos esprits en alerte permanente. UN
ROMAN INDISPENSABLE !

http://polar.jigal.com/?page=liens&p=92

En 1967, les colonels prennent le pouvoir à Athènes. En 2009, le
Juge Galtier prépare nonchalamment ses vacances en Grèce… D’un
côté, la dictature et son cortège d’infamies, de l’autre un
tragique fait divers : André FORTIN va tricoter ici deux histoires en
parallèle, deux histoires apparemment sans rapport, enfin, jusqu’à
preuve du contraire… Juge d’instruction, juge pour enfants, vice-
président du tribunal de Marseille, André FORTIN a non seulement une
imagination fertile, mais également une très fine connaissance du
microcosme politico-judiciairo-policier. Il en connaît les méandres,
les ombres et les recoins, il y a constaté les alliances contre-
nature, les luttes d’influence, il y a croisé les hommes qui
organisent ou subissent collusions et corruptions… Son parcours
professionnel lui a permis de les voir à l’œuvre et parfois même
de mettre un terme à leurs affaires… Il lui a également permis de
s’interroger sur la place de la justice dans une démocratie comme
la nôtre ! Juger un homme ou juger l’Histoire, c’est le terrible
dilemme qu’il aborde ici avec justesse et sensibilité, à travers
cette tragique histoire d’amour écrasée sous les bottes de
l’Histoire. Un roman bouleversant.

http://polar.jigal.com/?page=liens&p=90

Je suis sûr que certain(e)s d’entres vous frissonnent encore à
l’évocation du Maudit, le héros de « Et la mort se lèvera »…
JOB a en effet le talent de créer des personnages hors du commun mais
terriblement accrocheurs… C’était le cas dans son premier roman,
avec ce fameux Maudit… C’est bien pire aujourd’hui avec le
héros de son nouveau polar : Le CRAMÉ. Gosta est un braqueur, un
gangster, un « beau mec », un chef de bande inspiré et respecté,
tour à tour charismatique, charmeur, émouvant, violent, fidèle,
déroutant, romantique ou complètement « cramé ». Dans sa
jeunesse, le CRAMÉ n’a pas fait l’ENA mais le tour des maisons de
correction, des foyers, des taules et des cités de la banlieue sud…
Son mental, le CRAMÉ l’a forgé à coups de batte de baseball…
Sa « place » dans la société, le CRAMÉ l’a arrachée de haute
lutte… Son fric, ses bagnoles, ses costards Marc Jacobs, il ne les
doit qu’à lui-même — et à ses braquages ! Le CRAMÉ déteste
l’injustice, vénère l’amitié et exècre les salopards qui
instrumentalisent la peur… Le CRAMÉ vole (souvent), tue (parfois)
mais sa morale est (d’après lui et ses amis) éminemment estimable.
Le CRAMÉ a un destin… mais pas forcément un avenir… Le CRAMÉ,
c’est l’autre face d’un môme issu du ghetto et de son combat
pour exister hors de la cité, de ses codes et de son enfermement
paranoïaque et écrasant — caïds, dealers, fric, bandes, violence,
code d’honneur et virilité. L’écriture de JOB, en tension
maximale — telle une corde prête à claquer — atteint sa cible
en évoquant la rédemption d’un homme, Le CRAMÉ, hanté par une
peur foudroyante… Haletant, brutal, révélateur et attachant !

http://polar.jigal.com/?page=liens&p=91


Mai 2011 les nouveautés © JIGAL par

Les Editions JIGAL sur le Net : http://www.jigal.com/

le 20/06/2011
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