Annabelle Léna, une nouvelle auteure dont il ne faut pas avoir peur...

Annabelle Léna, une nouvelle auteure dont il ne faut pas avoir peur...

Il faut dorénavant compter avec une nouvelle auteure en région Marseillaise : Annabelle Léna. Son premier thriller « À tort ou à raison » est paru en février 2011. 130 pages pour une critique acide de la société. Annabelle nous dévoile son roman en quelques mots.

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Otage ?

Tout à fait. Une prise d’otage dans un entrepôt. Ce thriller est un huis clos psychologique très nerveux. Âmes sensibles, s’abstenir, comme on dit. Ce n’est pas un livre qui laisse le lecteur tranquille.
L’histoire est un prétexte pour zoomer sur les réactions d’êtres humains, dans un contexte aberrant. On s’immerge dans le mal : la tête d’un tueur, puis celle de sa victime. Une porte sépare ces deux mondes. Tout au long de l’action, les jeux de pouvoir et de domination nous bousculent d’un côté et de l’autre de cette porte. Alors, bien sûr, ça peux secouer !

Violence ?

Certes ! J’avoue que certaines cervelles ont tendance à exploser dans ce roman mais bon, je me suis déjà expliquée à ce sujet. Inutile de me répéter sinon on croira que je ne fais que m’énerver. Le style est violent car ce roman est un coup de gueule (cf. http://www.livresque-du-noir.fr/2011/02/a-tort-ou-a-raison-par-annabelle-lena/ ).
Le fond et la forme devaient être en adéquation. Je me voyais mal choisir des gentlemans cambrioleurs redoublant de politesses ou planter des pâquerettes dans le paysage !
Et, je persiste à dire, que ce roman est certainement cent fois moins brutal qu’une réelle prise d’otage. C’est, avant tout, une affaire de sensibilité personnelle.
Sans parler de censure, j’ai tout de même mis un filtre pour les épisodes les plus violents, afin de ne pas choquer pour choquer et aussi me préserver dans mon écriture.

Marseille ?

Non. Pas pour cette fois ! Bien sûr, c’était tentant. Marseille est un symbole fort dans les films de voyous. Mais justement, cette histoire a pour but de décortiquer notre société, en général. Je ne voulais pas que l’action soit cantonnée à une ville et que l’on puisse se rassurer, en imaginant que ça ne pourrait arriver qu’à Marseille.
L’intrigue se déroule dans la zone industrielle des Papillons Fleuris, c’est à dire dans n’importe quelle zone industrielle, de France du moins, et peut-être du monde. Une prise d’otage dans ce qui représente, pour moi, la société de consommation. Un entrepôt, l’endroit où l’on prépare à l’abri, je dirais même en cachette, les tonnes de marchandises et de futurs déchets à nous déverser dessus.
Qui a dit, sur la gueule ?

Stockholm ?

Vu et revu, je sais. Mais le sujet est sans limites. Les mécanismes du cerveau sont fascinants, cette manière de s’adapter pour avancer. Même si, il me semble, de telles distorsions de l’esprit ne peuvent laisser indemne.
Je voulais approfondir l’aspect « instinct de survie » du syndrome. À quel point un comportement anormal peut être beau, tout simplement car il permet de survivre. Difficile de jeter la pierre sur quelqu’un qui essaie juste de ne pas sombrer…
Bien sûr, ce serait formidable si nous avions tous la capacité de vivre en héros mais n’est-ce pas une utopie ?

Ambitions ?

Avec ce premier thriller, je vois loin. Très loin. Au minimum, je vise le sommet. J’envisage à court terme de rejoindre les grands noms de la littérature française contemporaine, des plumes comme Alain Juppé (40 000 exemplaires vendus de « Je ne mangerai plus de cerises en hiver ». Ou encore, soyons fous, visons les étoiles, le top du top littéraire : Loana (110 000 exemplaires vendus de « Elle m’appelait Miette »). Et après évidemment, je pourrais conquérir le monde !
Blagues à part, disons juste que mon ambition est de trouver mon public. Peut-être ce ne sera que dans le recoin d’une tranche intimiste de lecteurs. Les chiffres ne veulent pas dire grand chose en littérature.

Prochain ?

Mon prochain roman est en cours d’écriture. Je suis superstitieuse, on en causera donc une prochaine fois !

le 01/03/2011
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